Condamné à 5 mois de prison, Diomi Ndongala acquitté en appel

Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie Chrétienne (DC) et délégué de la Fifa pour l’Afrique Centrale (RDC, Congo/Brazza et Angola) a finalement été acquitté hier par le Tribunal de Grande Instance de Boma, dans la province du Bas-Congo. On rappelle que l’ancien ministre des Mines avait été condamné à 5 mois de prison le 14 janvier par le Tribunal de paix de Moanda. Il y était poursuivi pour les préventions d’outrage à fonctionnaire, coups et blessures volontaires.

L’affaire s’articulait autour des formalités d’entrée de Diomi Ndongala à Cabinda, en sa qualité d’agent/Fifa. Le laissez-passer lui ayant été refusé par les services consulaires congolais, il s’était finalement adressé à l’immigration angolaise, de laquelle il avait obtenu un visa volant. Mais auparavant, la démarche n’avait pas plu à l’administration congolaise, qui soupçonnait une manoeuvre de tricherie. Le mercredi 12 janvier, trois agents de la DGM s’étaient présentés à son hôtel pour lui réclamer son passeport. L’intéressé ayant jugé cette démarche nocturne suspecte, avait refusé de s’exécuter. Une vive altercation verbale suivie d’une bousculade, s’était engagée entre lui et l’un des fonctionnaires, qui avait échoué dans sa tentative de lui arracher son passeport.

 

Le lendemain matin, Eugène Diomi faisait l’objet d’un mandat d’arrêt, suivi de sa présentation au tribunal de paix de Moanda, où s’était ouvert le même jeudi 13 janvier 2011 son procès. Accusé de coups et blessures volontaires ainsi que d’outrage à fonctionnaire, il avait comme adversaire devant la barre l’un des agents de la DGM venus à son hôtel la veille et comme témoins à charge deux collègues de service du plaignant

En dépit du témoignage partisan des collègues de la présumée victime et de l’absence des preuves formelles des voies de faits que Diomi aurait commises sur l’agent de la DGM, le tribunal de paix de Moanda avait décidé de le priver de liberté pour cinq mois. Mis aux arrêts peu après le verdict, le président national de la DC avait dû être transféré le même vendredi 14 janvier vers la prison de Boma, en raison du mécontentement suscité par son procès expéditif auprès de la population de Moanda.

Finalement, le Tribunal de Grande Instance de Boma a remis les pendules à l’heure. Les avocats de Diomi s’employaient hier à l’accélération des formalités de sa sortie effective de prison, où il a tout de même passé la nuit. On pense que les réactions des partis politiques de l’opposition, des organisations non gouvernementales ainsi que des médias face au procès injuste fait à cet acteur politique ont lourdement pesé dans la dernière décision judiciaire. Jacques Kimpozo

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