Concours régional des écoles d’art d’Afrique centrale : Rama Kipongo honore la RDC

La vingtaine révolue, élancé,  et étudiant en 3 ème année en peinture à l’Académie de Beaux-Arts,  Rama Kipongo est aujourd’hui un adolescent   comblé. A 24 ans, ce jeune homme est lauréat du concours Unesco  destiné aux étudiants des écoles des arts plastiques des  pays d’Afrique Centrale. Une somme  de 7000 dollars a été remise à Rama.  Eddy Budiongo et David Mwamba, deux autres étudiants en peinture à l’Académie de Beaux Arts, et retenus comme « présélectionnés » pour le compte de la RDC ont pris la seconde et la troisième places.  Les peintres, sculpteurs et autres artistes en métal battu ont attendu pendant trois jours pour être fixés sur le verdict du jury. Le congolais Liyolo, retenu pour présélectionner les œuvres de ses compatriotes, était également membre du jury mis en place à Libreville.

« Indépendance et culture de la paix » est le thème de ce concours pour lequel 15 artistes plasticiens de deux Congo, du Gabon, de Sao Tome et Principe et de la Guinée Equatoriale avaient concouru. La pièce primée à Libreville le 14 mai 2010 est une sculpture en bois  ciselée en un temps record  soit trois jours. Peintre de formation, Rama Kipongo s’essaye très bien en sculpture.

 

              C’est le lundi 14 juin 2010  en  début de soirée que l’heureux lauréat et un de ses compagnons d’aventure se sont faits signaler au Centre Wallonie Bruxelles. Ils avaient à leurs côtés le prof Yoka, le directeur général de l’Académie de Beaux Arts, Shongo Lohongo, la déléguée générale du CWB, Kathyrin Brahy…

En sa qualité du numéro un du CWB, Katyrin Brahy, a d’abord pris la parole pour féliciter l’heureux lauréat et son compagnon de route Eddy Budiongo. Elle a une fois de plus réaffirmé la vocation du CWB d’accompagner les artistes congolais à aller toujours de l’avant.

              Pour sa part, le prof Yoka a loué l’initiative de l’Unesco pour avoir organisé ce concours. Cela a permis aux artistes, responsables des écoles des arts d’Afrique Centrale d’établir un pont entre eux. Et comme, beaucoup de choses nous manquent encore, on peut évoquer par exemple  le problème de mobilité du corps enseignant, a-t-il souligné.  Néanmoins,  l’Académie de Beaux Arts a une bonne longueur d’avance sur d’autres écoles d’arts plastiques d’Afrique Centrale. Et Yoka lye Mudaba d’ajouter qu’au moment où Rama se faisait couronner au pays d’Ali Bongo, un autre congolais, à savoir, Kitenge se plaçait au dessus de la mêlée au Sénégal.  Evoquant par la même occasion le succès du staff Benda Bilili . Il a regretté qu’on ne fasse pas assez de bruit sur ces exploits.

              Dans la foulée, il a fait état du déplacement de Rama en octobre 2010 au Burkina Faso. Et là, il prendra part au Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou.

Le directeur général de l’ABA qui a accompagné ses trois étudiants à Libreville, a dit que le concours de l’Unesco leur a permis de révéler plusieurs talents.

 

Le prof Tshamala :  « Ce triomphe était prévisible»

              Gagné par l’émotion, Rama a été avare des mots. Il a dit avoir intitulé sa pièce «  La paix universelle ».Il y a deux parties dans sa pièce.  Il parle aussi de la femme. Pour lui, la paix doit régner sur le monde et transcender sur  l’être humain. Et même l’amener jusque au ciel et dans l’au-delà. . Les ailes et rameaux  symbolisent la paix.

Tshamala Hassan, professeur ayant jadis encadré Rama a déclaré au Phare avoir pressenti le triomphe de son « poulain » à Libreville. Le jeune homme est resté quatre ans à mes côtés. Et vole aujourd’hui de ses propres ailes.

Jean- Pierre Nkutu

Leave a Reply