Concertations nationales : Okundji dit non au gouvernement d’union nationale

okundjiPlusieurs langues se délient pour dénoncer la mise en place d’un gouvernement d’union  nationale  à l’issue des Concertations nationales. La dernière réaction en date vient du député national Emery Okundji. Au cours d’un point de presse animé hier mardi 24 septembre au siège des Fonus (Forces Novatrices pour l’Union et la Solidarité), dans la commune de Kasa-Vubu, il a dénié aux « Concertateurs » le droit de revoir l’ordre institutionnel actuel.

Il a affirmé que dans un pays qui se veut démocratique, la Constitution ne peut être modifiée uniquement pour assouvir  les appétits gloutons de certains acteurs politiques. Convaincu que le développement d’un pays ne peut se concrétiser avec l’instabilité des institutions, ce député national a appelé les acteurs politiques à savoir prendre la retraite pour l’intérêt de la nation, étant donné que personne n’est indispensable.

Il a mis en garde les caciques mobutistes qui préparent un schéma de démocratie consensuelle piloté par Kengo, qui a battu le record de présence au fauteuil du Premier ministre, sous l’ère Mobutu sans répondre aux attentes du peuple.

Okundji estime que les « dinosaures » qui se sont distingués dans la gestion calamiteuse du pays durant 32 ans, laissant  la République Démocratique du Congo, potentiellement riche, au bas de l’échelle, n’ont plus rien à prouver.

Tout en faisant remarquer qu’en démocratie, c’est le peuple qui donne le pouvoir, ce cadre du Fonus a fustigé la tentative de confisquer le droit du souverain primaire par des conciliabules qui rappellent la longue transition de 7 ans qu’avait connue l’ex-Zaïre après le discours du 24 avril 1990.

Okundji appelé ses pairs de l’Opposition à se constituer, conformément à la culture démocratique, en une alternance crédible au gouvernement Matata issue de la majorité présidentielle, afin de conquérir le pouvoir en 2016.

Pour le précité, les Concertations nationales devaient se limiter aux réflexions à soumettre aux institutions en place pour application.

                                                                           ERIC WEMBA 

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