Concertations nationales : le gouvernement d’union nationale divise

1260889_436382523137479_1107010035_nContrairement à l’optimisme affiché mardi par le co-modérateur des Etats généraux chargés de la « Bonne gouvernance et Réforme institutionnelle », Michel Bongongo, pour la finalisation des rapports dans le délai de 48 heures convenu avec le présidium, le décor semble planté pour une nouvelle prolongation de ces assises nationales, après celle annoncée en fin de week-end dernier. Le blocage était perceptible hier mercredi 25 septembre dans les différents Etats généraux, notamment à l’hôtel Le Royal où est basée la thématique « Economie et Secteurs productifs ». Ici, certains participants sont montés au créneau pour dénoncer le fait que leurs propositions sur la situation économique du pays ont été éludées dans le rapport final.

Une situation similaire a été fustigée par Delly Sessanga  dans les Etas généraux de la « Décentralisation et Renforcement de l’autorité de l’Etat ».

Par ailleurs, les deux co-modérateurs des Etats généraux de « Economie et secteurs productifs », Gilbert kiakwama et Olivier Kamitatu, ont fait le déplacement du Palais du peuple pour faire part au présidium de la tension qui monte à l’hôtel Le Royal suite aux divergences entre membres.

Dans les Etats généraux de la « Bonne gouvernance et Réforme institutionnelle », la plénière prévue hier mercredi n’a pas eu lieu. D’après Zacharie Bababaswe, la divergence persiste sur le partage du pouvoir. Il a fait remarquer que la proposition du partage du pouvoir formulée par l’Opposition est irréaliste, d’autant plus qu’il existe une majorité qui a gagné les élections du novembre 2011 en République Démocratique du Congo.

Ce député a suggéré, au nom de la cohésion nationale, un gouvernement de large ouverture qui comprendrait certains acteurs de l’Opposition à désigner selon le pouvoir discrétionnaire du chef de l’Etat, conformément à la Constitution.

Un acteur de la Majorité s’exprimant sous le sceau de l’anonymat a accusé les acteurs de l’Opposition de faire monter les enchères dans les Etats généraux en fonction de leurs ambitions politiques.

De leur côté, plusieurs acteurs de l’Opposition pensent que la gestion consensuelle du pays est devenue irréversible, suite à l’incapacité des animateurs des institutions en place de relever le défi de la survie de la RDC en tant que Nation en mettant fin à la guerre de l’Est, en boostant la décentralisation ou l’économie pour le bien-être social de la communauté.

Pour Serge Mayamba, la convocation des Concertations nationales par le chef de l’Etat est un aveu d’échec de la Majorité actuelle au pouvoir.

La proposition de l’Opposition sur la gestion consensuelle de l’institution Sénat qui souffre d’une crise de légitimité depuis 2 ans ainsi que des Assemblées provinciales et des entités de base comme les mairies, les communes, les secteurs, faute d’ élections dans le délai constitutionnel, est au centre de la controverse dans les Etats généraux de la « Bonne gouvernance et Réforme institutionnelle ».

A l’hôtel Invest, dans les Etats généraux de la thématique « Démobilisation et Rapatriement des groupes armés », les travaux sont bloqués suite au boycott du groupe de Lisanga Bonganga qui continue à réclamer la présence des groupes armés actifs à l’Est.

Lisanga estime que les groupes armés qui se sont mués en partis politiques à l’issue de l’Accord du 23 mars 2009 ne peuvent plus parler au nom de cette sous-composante,à l’instar du MLC, du RCD et d’autres partis  politiques répertoriés autrefois comme mouvements politico-militaires.

Face à toutes ces divergences, il est à craindre que les Concertations nationales  ne s’enlisent dans une nouvelle prolongation, fort préjudiciable à la Nation politiquement et financièrement.

ERIC WEMBA                                  

One Comment

  1. Pas de surprise tant l’on sais ceomment les poliiticiens congolais se copmportent;Ces mercenaires au siolde d’on sais quelle puissance qui ne cherchent qu’a piller le pays pour se payer les vallas en europe sont terrible et pas créidibles
    Ils sont plus très dangereux puisque tous semblent parler au nom du peuple, un fond de commerce.
    De quel peuple??ce dernier se refelète il en un d’eux?Il est pauvres, affammé, pendant que ces politiciens mangent et s’offrent sans partage le luxe.C’est vrai le pays est pauvre en réalité, mais l’empathie et la solidarité veut que l’on partage à part égale même la misère
    salut.

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