Concertations nationales : le cahier des charges de la Société civile

Les organisations de la Société civile ont présenté, le vendredi 6 septembre 2013 au siège de l’Osisa à Gombe, leur cahier des charges dans la perspective des Concertations nationales ouvertes le samedi 7 septembre 2013. A en croire les animateurs des mouvements associatifs signataires de ce mémorandum, cette initiative citoyenne et désintéressée est tout simplement une analyse critique, objective et sans complaisance du contexte politique national. « Sur fond de 5 thématiques proposées par l’Ordonnance présidentielle, nous avons dégagé les défis majeurs à la base de l’incohésion nationale et proposons des pistes de solutions à faire endosser par les participants aux Concertations nationales… », a souligné le délégué de Codhod, Longendja.

 En effet, à l’issue d’un état des lieux minutieux des organisations de la Société civile, celles-ci ont formulé plusieurs recommandations à l’endroit des concertateurs. Dans la foulée, elles ont invité le Parlement congolais à accélérer le vote d’une loi sur l’accès à l’information, en s’inspirant du modèle de loi de l’Union africaine (UA), en vue notamment d’accroître lla transparence et le contrôle citoyen.

Partisanes d’un respect strict du cycle électoral, elles ont exhorté les institutions nationales à organiser effectivement les élections provinciales, locales, municipales et urbaines. «Nous demandons à la CENI d’ouvrir la participation aux scrutins aux Congolais vivant à l’étranger, d’initier un audit du fichier électoral et sa publication sur le site WEB de la CENI…», a indiqué le porte-parole circonstanciel, Longedja.

Au chapitre de la bonne gouvernance, la Société civile a encouragé la poursuite du processus de réforme dans les secteurs stratégiques tels que les mines, forêts et hydrocarbures, etc.

A tous les participants aux concertations, elles ont vivement recommandé d’exclure des débats, toute question visant à remettre en question l’inviolabilité de l’article 220 de la Constitution congolaise !

Appels au gouvernement

Au gouvernement, ces organisations ont demandé l’élaboration d’un calendrier réaliste et à court terme de rapatriement volontaire, à défaut forcé, des groupes armés étrangers, en partenariat avec les organismes habilités et les Etats voisins (Rwanda, Ouganda et Burundi). Une autre demande : c’est l’accélération du processus de réforme de l’armée nationale en mettant notamment en place un Comité de suivi de la Réforme de l’Armée (CSRA). «Il convient aussi d’évaluer, de relancer et de requalifier le processus DDRR en accordant une attention spéciale aux questions liées aux aspects économico-sociaux des démobilisés… »

Demandant à l’exécutif d’octroyer des fonds aux Entités Territoires Décentralisées, la Société civile a sollicité son implication dans la conception, l’exécution, le suivi et l’évaluation de tout projet d’aide au développement.

ans le lot des signataires de ce cahier des charges, on peut notamment citer Collectif 24, Foleco, ACAJ, Toges noires, PDUH, CDH, RRSSJ, ACIDH, RECIC, ASADHO, ECC/DOD, IDGPA, OSD, etc.

Tshieke Bukasa 

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