Concertations nationales : Kamerhe accuse Kabila…

vita_kamerhe_union_natioin_congolaise_unc_rd_congoLes concertations nationales, dont le décor a été planté par ordonnance présidentielle il y a plus d’une semaine, continue de faire couler encre et salive au sein de la classe politique congolaise. Le week-end dernier, une de nombreuses sensibilités de l’Opposition à laquelle est affilié Vita Kamerhe, président national de la UNC (Union pour la Nation Congolaise) a lancé son Conclave autour de ce forum. Prenant du reste la parole à son ouverture, le précité a martelé que son parti et ses alliés politiques n’allaient pas prendre part à un Congrès de la Majorité Présidentielle, parce que le Chef de l’Etat, qui l’a convoqué, n’a pas respecté l’esprit et la lettre de l’Accord d’Addis-Abeba sur la crise congolaise.

 Il a dit haut et fort que tout devrait être fait pour barrer la route à tout projet visant une nouvelle transition et toute révision constitutionnelle de nature à bloquer toute possibilité d’alternance démocratique en 2016. Rejetant en bloc la structure et le contenu des concertations nationales, telles que définis dans l’ordonnance présidentielle susévoquée, Vital Kamerhe propose la mise en place d’une commission paritaire Majorité-Opposition en vue de la claire identification des composantes habilitées à y participer et de rendre son fond conformé à l’esprit et à la lettre de l’Accord d’Addis Abeba, de la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité et du rapport du Secrétaire général de l’Onu sur la RDC.

Le président national de l’UNC en appelle aussi à l’adoption par consensus des résolutions, décisions et recommandations de ce dialogue, ainsi qu’à leur opposabilité à tous.

Réponse du berger à la bergère, la Cellule de Réflexion de la Majorité Présidentielle est montée au créneau pour dissiper, ce qu’elle considère comme la confusion délibérément entretenue par des leaders de l’Opposition autour des concertations nationales.  Ce « laboratoire » de la famille politique du Chef de l’Etat soutient que l’ordonnance instituant ce forum ne viole ni la Constitution, ni l’Accord cadre d’Addis Abeba. En prenant une telle initiative, rappelle-t-on, le Chef de l’Etat ne vise rien d’autre qu’un dialogue inclusif entre ses compatriotes (Majorité Présidentielle, Opposition parlementaire et extraparlementaire, institutions publiques nationales, institutions publiques provinciales, Société Civile, diaspora, autorités traditionnelles, etc).

Bref, tous les segments de la vie nationale sont concernés par un forum à ne pas confondre avec une chasse gardée des « Composantes » d’un Sun City/bis ou d’une Conférence nationale/bis, appelées à se partager des quotas de représentation au Parlement, au Gouvernement, dans les entreprises publiques, l’armée, la police, les services de renseignements, la diplomatie, etc. Non seulement l’inclusivité des forces politiques et sociales nationales est garantie mais aussi la possibilité de se parler franchement en vue de recréer la cohésion nationale.

Dans le document ci-dessous comme dans celui-ci-contre, Le Phare laisse s’exprimer les deux camps antagonistes sur le terrain des idées.

L’idée du conclave de l’Opposition est née de la déclaration du centre Béthanie de Kinshasa/Gombe pendant que tout le monde attendait la convocation du dialogue national par le Président de la République.

A cette époque, l’Opposition avait émis le vœu de se retrouver pour définir un cahier des charges commun à défendre au dialogue national afin de ne pas parler en ordre dispersé.

L’Opposition ne se doutait de rien, car elle créditait tout le monde de la présomption de bonne-foi, c’est-à-dire, l’organisation et la tenue d’un dialogue conforme à l’Accord-cadre signé le 24 février 2013 à d’Addis-Abeba et à la Résolution 2098 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Mais quelle n’a pas été la surprise, à tout le moins, au niveau de mon parti, l’UNC, et je suis sûr qu’il en est de même de tant d’autres partis de l’Opposition de constater que le Président de la République a, par ordonnance, créé et organisé d’avance ce qu’il a appelé « les concertations nationales ».

En effet, cette ordonnance s’écarte d’abord de son propre exposé des motifs, constitué par le rapport adressé au Président de la République par les Présidents des deux Chambres législatives, ensuite de l’Accord-cadre ainsi que de la Résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations Unies et, enfin, elle cache mal, la volonté du pouvoir de régenter ce forum en s’assurant une représentation plus que majoritaire.

Dans le rapport susmentionné des deux Présidents, on peut lire cette phrase tirée de la Résolution 2098, je cite : « à organiser, avec les bons offices de l’Envoyée Spéciale et du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises en vue de favoriser la réconciliation et la démocratisation et encourager l’organisation d’élections provinciales et locales crédibles et transparentes ».

Il est clair que le Président de la République n’a pas tenu cet engagement qui découle de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, qu’il a signé, celui-ci ayant été pris en compte par la Résolution 2098.

En effet, vous aurez constaté que la Résolution de l’ONU parle d’un dialogue politique transparent et sans exclusif de toutes les parties prenantes congolaises. En s’arrogeant une participation majoritaire, le pouvoir, non seulement, viole les instruments juridiques internationaux ayant une force supérieure à la loi interne en vertu de l’article 215 de la Constitution, mais aussi fausse le jeu en minant le terrain.

C’est pourquoi, l’UNC, mon parti, confirme la déclaration qu’elle a signé le 1er juillet 2013 avec d’autres forces et personnalités de l’Opposition pour affirmer, haut et fort, qu’elle ne participerait au dialogue national que si celui-ci se conformait à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba ainsi qu’à la Résolution 2098 et s’il était préparé par un comité paritaire chargé d’en définir, notamment, l’ordre du jour, les mécanismes internationaux de facilitation et de médiation et ceux du suivi de mise en œuvre des résolutions qui en découleraient.

Mesdames et Messieurs les Présidents ou Secrétaires Généraux des partis politiques de l’Opposition ;

Honorables Députés et Sénateurs de l’Opposition ;

Mesdames et Messieurs en vos qualités respectives,

J’ai tenu à vous rappeler la position claire de mon parti afin d’éviter toute équivoque.

Il est donc clair et hors de question pour l’UNC, mon parti, de participer à ce qui parait être comme un Congrès de la mouvance présidentielle. Nous ne ferons donc pas route ensemble avec ceux qui, dans leur liberté, penseraient le contraire. Pour mon parti, la consigne donnée à tous et à chacun, et, l’expression, je l’empreinte au Président Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA : « le Peuple d’abord ».

C’est clair, Mesdames et Messieurs, que pour l’UNC les assises du présent conclave doivent viser prioritairement les intérêts du peuple congolais. Je nous exhorte donc à nous débarrasser du vieux démon qui nous a toujours hantés à l’occasion de ce genre de rencontre, à savoir les agendas personnels, les calculs politiciens, le partage du pouvoir, les transitions politiques sans fin.

Nous devons, en effet, faire échec à tout projet visant :

-   Une nouvelle transition qui serait, en réalité, l’arbre qui cache la forêt ;

-  La révision de la Constitution dans le but d’empêcher l’alternance démocratique en 2016 ;

S’agissant de la révision constitutionnelle, qui ressemble aujourd’hui à un secret de polichinelle, nous retenons des signaux clairs, ci-après qui mettent à nue l’intention du pouvoir en place :

* L’organisation chaotique des élections de 2011 au niveau de la présidentielle avec des résultats biaisés et au niveau législatif, une majorité écrasante avec certains députés nommés, d’autres invalidés et remplacés par la Cour Suprême de Justice sans avoir été préalablement convoqués, ni entendu leurs moyens de défense. Cette majorité acquise dans la fraude était déjà un signe précurseur de la préparation du passage en force d’une éventuelle révision constitutionnelle ;

* L’adoption de la loi organisant la Commission Electorale Nationale Indépendante déséquilibrée au profit de la mouvance présidentielle. Cette loi, en effet, a transposé, par la magie dont seuls les membres du pouvoir détiennent le secret, la majorité de l’Assemblée nationale à la CENI. Où est la neutralité ? Où est l’indépendance ? Alors que par essence, cette institution est réputée neutre et donc devra garantir à tous les mêmes chances de gagner ou de perdre ;

* Le pavé jeté dans la marre à travers la sortie du livre du Professeur Ordinaire à la Faculté de Droit, Monsieur Evariste BOSHAB, Secrétaire Général du PPRD, parti au pouvoir, ouvrage intitulé : « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la Nation » ;

La sortie de ce livre a suscité la colère et l’indignation dans les milieux scientifique, politique, de la société civile : l’église catholique et ASADHO, notamment, et au sein de notre population.

Le mérite de l’auteur de ce livre est, peut-être, en bon nationaliste, de divulguer subtilement ce qui se préparait dans les officines de la mouvance au pouvoir.

La première question que nous devons nous poser est de savoir pourquoi un tel débat  en ce moment ? car tout citoyen congolais, y compris l’auteur du livre a le droit de coucher dans un manuel ses idées. Mais en même temps, nous devons dire que toute recherche scientifique qui défend une thèse poursuit un but ou vient apporter une réponse à un problème qui se pose dans la société.

La deuxième question : quelle est l’adéquation entre la révision constitutionnelle et la survie de la Nation ?

Notre Nation est déjà en péril. La guerre au Nord-Kivu avec des viols et violence faite à la femme, des tueries massives et des déplacements de nos populations. Les femmes ne savent plus aller aux champs  occupés par les forces du mal.

Notre pays connait des violences ignobles dans le Nord-Katanga, dans le Sud-Kivu, au Maniema et dans l’Ituri.

Notre Nation est à l’agonie avec un congolais vivant avec moins d’un dollar par jour avec une population dépourvue de tout, nourriture, soins de santé, moyens de transport, accès à l’éducation, logement décent. Nous sommes, malgré nos ressources naturelles incommensurables, le dernier de la planète selon l’indice du développement humain, le 3ième pays le plus dangereux pour la femme après l’Afghanistan et le Soudan ; le dernier du monde en ce qui concerne le climat des affaires (plus de 600 taxes légales et illégales), les opérateurs économiques nationaux et étrangers sont devenus des gibiers à traquer; la Capitale mondiale du viol, de la corruption.

Notre système de gouvernance repose sur l’économie de prédation (pillage et bradage des ressources minières). Selon le rapport Annan, notre pays a perdu par des voies illicites 37 milliards des dollars en deux ans. Et d’autres sources indiquent que de 2002 à ce jour, la RDC a bénéficié de 27 milliards des dollars américains en termes d’aide extérieure. Mais, où est passé tout cet argent ?

Pour le Professeur BOSHAB, si l’on révise la Constitution, tous ces maux vont disparaitre parce que en réalité c’est ça qui menace notre Nation dans son existence. Pour notre part, je ne vois aucune adéquation entre la révision constitutionnelle et la survie de la Nation. Au contraire, cette révision constitutionnelle, la deuxième en l’espace de 5 ans, viendrait consacrer les funérailles de notre nation, aujourd’hui fortement secouée.

Revenons sur le terrain scientifique et découvrons ensemble  ce qu’en dit un autre éminent professeur de droit. Le Professeur André MBATA, membre de l’UNC débarqué injustement après avoir gagné son siège de Député dans la circonscription de Dimbelenge, professeur ordinaire à la faculté de Droit dans la même université. André MBATA nous a armé des arguments juridiques implacables, lors de sa conférence tenue dans l’amphithéâtre de la faculté de droit de l’UNIKIN.

Dans un sujet qu’il a développé avec beaucoup de maitrise, « Mandats  présidentiels et révisions constitutionnelles en Afrique : la RDC dans la perspective de l’échéance 2016. », le Professeur André MBATA a réfuté un à un les arguments fallacieux de son collègue. Voilà le type de cadre dont le pays a besoin pour son développement et non l’intelligence au service du mal.

Les Evêques dans leur mission sacrée de veiller à la paix et au bien-être du peuple, ont réitéré dans un communiqué rendu public fin juin, leur mise en garde au pouvoir s’il se hasardait à toucher à la Constitution.

L’ASHADO, Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme, dans la lettre de son Président adressée à tous les jeunes de la RDC en date du 4 juillet 2013, est montée  au créneau et s’oppose catégoriquement à cette tentative de révision de notre Constitution. Et son Président dit, je cite : « Notre responsabilité d’agir contre cette révision ne vise pas une personne bien précise. Elle vise seulement le respect des principes… Certains congolais souhaiteraient que le Président Joseph KABILA reste encore à la tête du Congo après 2016, mais notre Constitution ne le veut pas. Il est appelé à laisser la gestion du pays à un autre congolais en 2016. Ce n’est pas une question de l’aimer ou de ne pas l’aimer, mais c’est une question des principes et valeurs démocratiques, il n’est pas possible de construire un Etat démocratique, juste, stable et prospère » ?

Dans sa déclaration du 1er juillet 2013, l’Opposition Politique Congolaise réunie dans la salle du CEPAS a rejeté vigoureusement cette tentative de révision constitutionnelle.

Nous avons suivi attentivement la plaidoirie faite par le Ministre de l’Information sans convaincre, en faveur  de l’auteur du livre du Secrétaire Général du PPRD. Il l’a qualifié d’une simple réflexion scientifique. Et nous, nous disons que c’était un ballon d’essai. Ballon que nous devons trouer  et essai que nous devons faire échouer à tout prix. Une manière de nous prouver le contraire est que la majorité présidentielle jure devant Dieu et la Nation qu’elle ne révisera pas la Constitution, plus spécialement l’article 220.

Parce qu’un autre argument entendu est de dire que la révision constitutionnelle est un acte tout à  fait normal et prévu dans toutes les constitutions du monde.

Et nous rétorquons en disant que notre Constitution prévoit la procédure de sa révision qui ne laisse aucune marge de manœuvre à ceux qui veulent toucher à l’article 220.

Le mot d’ordre à donner à notre peuple, les jeunes, les femmes et les hommes qui aiment notre pays est de rappeler comme l’ASADHO l’a bien dit : « la responsabilité d’agir nous appelle à l’action maintenant sans peur, sans violence, mais dans le respect strict de la Constitution et des lois de la République Démocratique du Congo. Nul ne peut nous empêcher de faire ce que la Constitution et les lois du pays nous permettent. »

Et pour ma part, j’ajoute pour que cette révision passe, il faudra marcher sur les cadavres des congolais.

« Touche pas à ma Constitution !». Voilà le slogan que nous devons scander à partir d’aujourd’hui pour réveiller les consciences et sensibiliser notre peuple sur le danger réel qui le guète ?

Ce conclave n’a d’intérêt, à nos yeux, que de confirmer la position prise par l’Opposition le 1er juillet 2013 au centre CEPAS à Kinshasa/Gombe.

C’est ainsi que, à mon humble avis, il devrait s’appliquer à concevoir et définir des stratégies idoines et claires susceptibles d’amener le pouvoir à accepter l’idée d’un dialogue national juste et transparent.

Aussi, je propose la mise sur pied d’un Secrétariat technique de l’Opposition chargé de produire ce travail de stratégie.

Mesdames et Messieurs les Présidents ou Secrétaires Généraux des partis politiques de l’Opposition ;

Honorables Députés et Sénateurs de l’Opposition ;

Mesdames et Messieurs en vos qualités respectives,

            La phase actuelle de notre histoire politique fait remonter à la surface le combat que l’Opposition avait livré en 1991 lorsqu’il fallait obtenir la Conférence Nationale Souveraine en lieu et place de la Conférence Constitutionnelle. C’est du déjà vu, du remake.

            Lorsque les forces du changement avaient tenu bon, elles avaient réussi à imposer la Conférence Nationale Souveraine. Nous ne pouvons pas faire moins que ces acteurs dont certains sont encore en vie. C’est le lieu pour moi de saluer la bravoure de ceux qui sont tombés dans ce combat, pourtant pacifique. Je pense spécialement aux victimes de la marche du 16 février 1992.

            Notre pays se trouve donc à un tournant décisif de son histoire qui appelle tout le monde au sacrifice de ses intérêts personnels pour privilégier l’intérêt national. Pensons donc aux guerres récurrentes de l’Est qui ont coûté plus de 6 millions des vies humaines, des viols innombrables des femmes de tous âges, des déplacements massifs des populations innocentes, l’enrôlement des enfants dans les groupes armés. Erigé en crime contre l’humanité, nous devons hausser la voix et ensemble faire  le lobbying pour éradiquer ce fléau que constitue le viol faite à la femme. Les autres ne doivent pas parler de nos problèmes plus que nous-mêmes.

C’est dire le poids énorme de la responsabilité qui nous incombe !

Mesdames et Messieurs les Présidents ou Secrétaires Généraux des partis politiques de l’Opposition ;

Honorables Députés et Sénateurs de l’Opposition ;

Mesdames et Messieurs en vos qualités respectives,

L’Opposition a fait une contre proposition au pouvoir dans sa déclaration du 1er juillet 2013.

Les corrections suivantes doivent être apportées à l’ordonnance convoquant les concertations si le pouvoir a réellement la volonté d’aller de l’avant.

Il s’agit :

-   En ce qui concerne la forme, d’instituer une commission paritaire pour  harmoniser les agendas de diverses composantes, d’identifier clairement les composantes concernées, à savoir la mouvance au pouvoir, l’opposition politique, l’opposition armée, la société-civile et la diaspora ;

-     S’agissant du fond, de revenir à l’esprit et la lettre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, de la Résolution 2098 du Conseil de sécurité du 27 mars 2013 ainsi que le rapport du Secrétaire Général des Nations Unies ;

-      Concernant les résolutions, décisions et recommandations, elles doivent être adoptées par consensus et opposables à tous ;

-    Pour ce qui est de l’organisation, le Dialogue inclusif devra se tenir sous les auspices de l’Envoyée Spéciale et du Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, avec une facilitation neutre, africaine  de préférence ;

-  Enfin, le suivi devra être fait au travers d’un mécanisme mixte incluant toutes les composantes parties prenantes et la communauté internationale.

L’exhortation de l’Union pour la Nation Congolaise à tous les participants est de mettre nos intelligences en commun pour que la déclaration finale que nous signerons lundi prochain puisse ressortir clairement et sans équivoque les options déjà levées par l’Opposition dans sa déclaration du 1er juillet 2013.

Les autres questions toutes aussi importantes, concernant notamment le cahier des charges, seront débattues, après avoir  obtenu le Dialogue véritablement inclusif, susceptible de permettre aux congolais de toutes les composantes de prendre leur destin en main, afin de refaire la cohésion nationale et le pacte républicain, socles sur lesquels nous bâtirons ensemble un nouveau Congo avec une armée républicaine, une gouvernance au profit du peuple dans un Etat fort et dans la justice, la paix et le respect des droits humains. Gagnons une bataille à la fois.

Puisse Dieu nous inspirer tout au long de nos travaux afin que nous soyons à la hauteur de nos responsabilités et que nous puissions sortir le peuple congolais de ce trou noir.

Je vous remercie.

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