Concertations : les faiblesses d’un forum

1236988_436383149804083_1767504038_nLes problèmes majeurs du peuple congolais et de la communauté nationale en République Démocratique du Congo se résument en 4 points majeurs ci après :

1 la Sécurité,

2. la Gouvernance,

3. le Social,

4. les Relations internationales.

Au regard de l’évolution des travaux des Concertations nationales et à deux jours de la fin du délai officiel de la tenue de ces assises à Kinshasa.

L’CCN note ce qui suit:

a. Les Délégués aux concertations nationales n’ont pas répondu aux attentes de leurs bases en ce sens qu’il était attendu de chacun une contribution en termes des solutions concrètes à impact visible aux problèmes réels du peuple Congolais et de la Nation Congolaise toute entière.

Malheureusement constate-t-on, chaque composante représentée a privilégié un chapelet de revendications, de réclamations, de contestations voire l’imagination des indices de blocage des travaux pour favoriser l’idée d’une prolongation injustifiée.

b. La faible production des résultats en termes de propositions constructives par

l. La classe politique :

D’après nos observateurs, celle-ci s’est illustrée par les attitudes de contestation mutuelle des uns par les autres pour consacrer finalement environ l0% de leur temps de travail aux objectifs réels de ce Forum. Il a été constaté un vif acharnement des uns et des autres pour des projets obscurs de partage de pouvoir.

2. La SOCIETE CIVILE dans sa diversité était porteuse des attentes affirmées de la population. Malheureusement. elle s’est retrouvée muselée, éparpillée et gangrenée par les conditions organisationnelles des Concertations nationales. Cette situation n’a pas favorisé l’émergence des actions d’envergure telle que :

* Un lobbying en faveur de la population auprès des acteurs politiques de la  Majorité comme de l’Opposition;

* Un plaidoyer ouvert à tous les débats et dans toutes les rencontres pour adopter une  méthodologie appropriée à la conclusion rapide, heureuse et fructueuse des asses de Kinshasa

3. La guerre de positionnement des différentes Sous composantes de la Diaspora Congolaise (Afrique et le reste du monde) par rapport aux avantages vis-à-vis des instances institutionnelles de la République. Cette situation n’a pas plu à la population qui vit des promesses « de bonne foi » souvent annoncées sur « internet » par les compatriotes vivant à l’étranger sur leur volonté de contribuer à l’avancement du pays.

4. La communauté internationale officiellement non invitée aux concertations nationales n’a mis en place aucun mécanisme d’accompagnement de ces pourparlers, même à distance, dans l’objectif de permettre l’éclosion des conclusions et recommandations plausibles et bénéfiques pour la population.

5.Les Chefs Traditionnels coutumièrement établis qui sont censés refléter directement te point de vue du peuple, se sont laissés délibérément influencer par la conduite désastreuse des concertations nationales, foulant aux pieds leurs propres Cahiers de charges de départ.

6. Les Délégués des lnstitutions publiques, conscients des faiblesses organisationnelles liées à ces assises, se sont abstenus de toutes propositions  constructives en appui  aux travaux, sous prétexte que les assises de Kinshasa présentaient un risque affirmé d’engendrer une dynamique de remise en cause des Institutions actuelles.

Au regard de ce qui précède,  I’OCCN recommande :

l. Que le Présidium penne en compte les Cahiers de charge précédemment versés à l’organisation, avant la tenue de ces assises et qui lui reste sont suffisamment fournis en propositions, comparativement à la faible moisson récoltée à l’issue des débats et délibérations dans les cinq Etats généraux ces derniers jours à travers  lesquels, seuls les intérêts des uns semblent visiblement prendre le dessus des propositions.

2.Que le Présidium évalue sérieusement la problématique du calendrier de clôture de ces travaux ;

3.Que le Présidium vulgarise suffisamment en utilisant les outils recommandés, les conclusions et recommandations des Concertations nationales.

4. Que le Présidium énumère à l’attention de la population les véritables avancées enregistrées par les Concertations nationales dans l’amélioration de la vie quotidienne du peuple Congolais ;

5. Que le Délégués aux Concertations nationales s’auto-évaluent avant la fin des assises de Kinshasa en comparaison de leurs Cahiers de charge de départ et qu’ils rendent effectivement compte au Souverain primaire de la finalité de cette réunion nationale;

6. Que les Autorités Traditionnelles coutumièrement établies comptabilisent à leur tour les avancées portées à l’actif de leur participation aux Concertations nationales de peur qu’ils ne soient taxés de complices de la misère du peuple Congolais;

7. Que la Communauté internationale dans sa diversité (Nations – Unies, Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique, Union Africaine. la CIRGL et les Etats amis…) évalue à son tour l’issue des Concertations nationales et mettent en place un mécanisme d’accompagnement responsable du processus de mise en application des conclusions et recommandations des assises de Kinshasa;

8. Que le Président de la République, Chef de l’Etat, initiateur des Concertations nationales tire toutes les leçons possibles des Forces et des faiblesses de ces travaux et qu’il en dégage les responsabilités pour le bon devenir de la République;

9. Que le Président de ta République, Chef de l’Etat évalue particulièrement les organisateurs, les Délégués et autres participants aux Concertions nationales quant à l’apport individuel et/ou collectif de chaque Délégation clans la stabilisation de notre pays.

Fait à Kinshasa, le 25 Septembre 2013

LIMBISA Djouma Aboubakkar,

Observatoire Citoyen des Concertations Nationales – OCCN

Président pour l’Afrique

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