Commune de Selembao : un coup de poignard et c’est la mort à cause d’un « fufu »

 Un cri strident de détresse, sorti d’une parcelle voisine, a alerté tout le voisinage qui n’a même pas eu le temps de comprendre les raisons qui poussaient un jeune homme habitant cette maison de s’enfuir à grandes enjambées. Les cris persistants des autres habitants de cette même parcelle a attiré les voisins pour vérifier ce qui s’y déroulait. Horreur ! Un autre jeune homme – qui n’était autre que le jeune frère du fuyard – gisait dans une marre de sang, avec un couteau bien pointu et ensanglanté – l’arme du crime – jeté à côté de son corps. Au moindre battement du cœur, le sang giclait d’une blessure administrée au niveau de la poitrine, à proximité du muscle cardiaque. L’étoffe qu’on y avait mis pour bander la plaie et faciliter son transport vers le milieu hospitalier n’arrivait pas à arrêter le flux sanguin.

 Tout monde était horrifié par la gravité de la situation. Le dispensaire de proximité où le blessé a été vite conduit s’est déclaré incompétente et il fallait l’acheminer à l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex. Hôpital Mama Yemo). Mais le jeune homme a vite rendu l’âme à cause de l’hémorragie.
 Ce drame s’est déroulé au début de la semaine dernière, sur avenue Avenir, dans la commune de Selembao. Des bribes d’explications fournies par la famille, on a appris que les deux jeunes-gens sont des orphelins de père et de mère. Le grand-frère comme son jeune frère n’ont pas eu la chance de terminer leur cycle secondaire, à cause de la mort de leurs géniteurs. L’aîné se débrouillait à sa manière en vendant au « Wenze ya bitula » du marché de Selembao, tandis que son jeune frère était un « chargeur » des taxis et taxis-bus au niveau du Rond-point Victoire où sa mort a fait l’effet d’une bombe. Depuis la destruction des étables pirates sur les avenues et places publiques, l’aîné n’a plus rien à faire. Chômeur malgré lui, il a pris l’habitude de passer son temps à la maison, en jouant au jeu de cartes ou de « dame » et en quémandant sa nourriture auprès de toutes les bonnes volontés, particulièrement le soir auprès de son jeune frère.

Victime de la misère !

 Ce jour-là, le jeune frère avait fait préparer sa pâte de manioc pour vite sortir et répondre à un rendez-vous. Le grand frère étant aussi affamé, a voulu partager la nourriture mais n’a eu droit qu’à une portion congrue. Ce qui ne lui a pas plu et il l’a fait remarquer à son jeune frère. Ce dernier a aussi fait une observation sur sa fainéantise. Ce qui a eu l’effet de le mettre hors de lui.  Il s’et saisi d’un poignard et l’a planté sur son petit. S’étant rendu compte de l’acte posé, il a paniqué et s’est évanoui dans la nature ; Cela jusqu’à présent.


RSK 

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