Comité de politique monétaire : les chantiers de réforme de la BCC mis en exergue

Les principaux chantiers de la réforme de la Banque centrale du Congo, lancés depuis 1998, sous la direction de Jean-Claude Masangu, et qui s’apparentent aux douze travaux d’Hercule, ont été mis en exergue, vendredi dernier, lors du point de presse intervenu à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire. Il s’agit d’abord, du lancement du Franc congolais, la monnaie congolaise, qui a succédé au Nouveau Zaïre. Avec le record de l’inflation à quatre chiffres, le Nouvau Zaïre avait enregistré une résistance farouche auprès de populations de certains coins de la république, ainsi que les tristes épisodes de contrefaçon à grande échelle, rappellent de sombres souvenirs.

Les premières années de son mandat à la BCC, furent alors marquées par la restructuration des services centraux, l’élaboration et la  mise en œuvre du Plan de modernisation de l’Institut d’émission, qui a connu de petits chantiers comme le renouvellement de l’outil informatique, la mise en réseau informatique de la Banque centrale permettant d’établir en liaison directe par satellite, toutes les directions provinciales et les agences autonomes et le système national de paiement.
Le catalogue s’est allongé avec la recapitalisation de la banque, accordant à l’Institut d’émission une assise financière digne de son rang. Il y a eu aussi la consolidation permanente de la stabilité du cadre macro-économique et le fameux et prestigieux point d’achèvement de l’initiative PPTE et le désengagement de l’Institut d’émission de l’Hôtel des monnaies, de son patrimoine immobilier et de son centre médical, pour pouvoir se consacrer entièrement à son objet social. 

Ce rappel de grandes actions entreprises sous la direction de Jean-Claude Masangu, a été fait par le doyen des journalistes couvrant les activités à la Banque centrale, à l’occasion de l’anniversaire de naissance du patron de l’Institut d’émission qui intervient le 18 août.

 

Jean Rigobert Tshiamala a épinglé dans ce cadre, d’autres chantiers importants, comme le rajeunissement du personnel, avec un vaste programme de mise à la retraite des anciens cadres et agents ayant atteint l’âge de la pension. Ce programme s’appuie sur celui de la formation qui comprend  notamment la formation et des voyages d’études à l’étranger, des séminaires de renforcement de capacités à l’interne, qui permettent de doter la Banque centrale, des techniciens bien outillés dans leurs domaines.

Tout cela a été rendu possible avec la culture des résultats instaurée comme l’un des piliers des méthodes de travail. Avant de souhaiter ses vœux au gouverneur, le doyen des journalistes couvrant les activités de la BCC, a replongé dans le passé de Jean-Claude Masangu pour en extraire, un destin exceptionnel qui l’a vu sortir ingénieur métallurgiste d’une grande université américaine et détenteur ensuite, d’une MBA en finances. Son parcours atypique fait de lui un ingénieur génétiquement modifié qui s’est distingué dans toutes les organisations sous-régionales, régionales, continentales et internationales, de l’ABCA à l’Afraca, en passant par le G 24, et tant d’autres.

En réponse aux mots lui adressés, le gouverneur a indiqué qu’il ne ménagera aucun effort pour se consacrer davantage à la cause de la nation. Il s’est réjoui du travail réalisé par la presse qui a forgé ses connaissances dans le domaine financier et monétaire. La BCC est une grande école de formation où l’on apprend tous les jours.

 J.R.T.

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