Comesa : vers la libre circulation des semences agricoles en Afrique

    comesa_0Des agriculteurs, fonctionnaires, experts nationaux et internationaux en matière agricole ont pris connaissance le vendredi 21 novembre 2014 à la paroisse Notre Dame de Fatima de  la règlementation du Comesa sur l’harmonisation du commerce des semences.  Ces échanges étaient organisés par l’Association interprofessionnelle des semenciers du Congo « AISC ».

Le Zambien John Mukuka, sociétaire de l’Alliance pour le commerce des produits de base en Afrique Orientale et Australe « Actesa », un organe du Comesa, a été le principal intervenant de cette journée d’informations.
C’est lors de la 32ème réunion des ministres des pays du «Comesa» qui s’est tenue à Kinshasa en février 2014  que cette règlementation reprenant six chapitres et des annexes, a été adoptée. Ceci dans le but d’harmoniser les mesures phytosanitaires pour le commerce des semences en Afrique Orientale et Australe en vue de faciliter la circulation sécurisée des semences au sein des pays membres du Comesa, de veiller à une bonne circulation des semences mais aussi pour  que les variétés reprises dans le catalogue et qui sont commercialisées dans les régions citées ci-haut soient d’une de très bonne qualité.
Ces chapitres  se rapportent à la cellule de coordination des semences du Comesa, l’organisation nationale de protection des végétaux, l’autorité nationale des semences, le comité des semences de Comesa, les système de certification  (normes, règles et catégories des semences…)  et d’homologation  du Comesa (tests de variétés,  retrait et inscription des nouvelles variétés, base des données sur les variétés….)….
Mais aussi les mesures phytosanitaires (documentation phytosanitaire et semencière à l’importation et à l’exportation, liste des organismes de quarantaine du Comesa pour la circulation des semences au sein des états, la déclaration d’organismes génétiquement modifiés..) et des annexes
John Mukuka a fait savoir que certains pays ont déjà ratifié la règlementation sur les semences. D’autres s’apprêtent à le faire d’ci peu.
La vision de l’Actesa est de  soutenir  les petits producteurs et leur permettre d’améliorer qualitativement  leurs productions semencières, et d’apporter leur appui aux états pour la création des entreprises semencières. En RDC, on compte de nombreux petits producteurs, a-t-il précisé.
De manière globale, il y a cinq choses importantes à retenir, à savoir la ratification des instruments juridiques, le partenariat public-privé, la nécessité pour les producteurs de prendre connaissance des règles qui se rapportent à la production et la commercialisation des semences…..
Mukuka a été précédé par Pierre Bukasa, président de l’Union nationale des agriculteurs, pêcheurs et éleveurs du Congo « Unagrico », un des ténors de l’AISC.
Bukasa a rappelé que l’AISC totalise dix ans d’existence. Il a été mis sur pied pour promouvoir l’industrie semencière et par la même occasion redynamiser le secteur agricole.  Ses membres ont pris part à des ateliers qui ont eu lieu un peu partout en Afrique ( Kenya, Seychelles, Ouganda) et même ici à Kinshasa.
L’AISC a pour rôle d’amener des informations à ses sociétaires. C’est une association regroupant des chercheurs et distributeurs en matière des semences tandis que le Service national des semences est un organe de l’Etat.
Jean- Pierre Nkutu

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