Code de bonne conduite : nouveau pacte entre la CENI et les partis politiques

Ass.Nat_La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et des responsables de près de 344 partis politiques sur les 450 régulièrement enregistrés au ministère de l’Intérieur ont signé, le samedi 08 février 2014 au Palais du Peuple, le Code de bonne conduite. Faisant d’une pierre deux coups, les deux parties ont également conclu un protocole d’accord instituant le Comité de liaison devant régir et servir de pont entre elles.

Cette cérémonie a été marquée par la présence du 1er vice- président du Bureau de l’Assemblée nationale, Charles Muando Simba, et des chefs des missions diplomatiques accréditées à Kinshasa.

 Près de 344 partis politiques ont signé ces deux documents, à l’exception de principaux partis de l’opposition, notamment  l’UNC et ses alliés de la CVD (Coalition pour le Vrai Dialogue) au nombre d’une trentaine de partis, les FAC de Martin Fayulu ( environ 22 partis), le G 14 (plateforme de 14 membres), les FAC/Opposition de Lisanga Bonganga (plus d’une dizaine d’affiliés), l’UDPS…

Dans son allocution de circonstance, l’Abbé Apollinaire Malumalu, président du Bureau de la CENI, a appelé  les partis qui n’ont pas encore signé le Code de bonne conduite à le faire d’ici à la fin mois  en cours à la Maison des Electeurs, située dans le bâtiment de l’Ex- Kin Maziere à Kinshasa/Gombe.  Il a fait savoir que le train du cycle électoral 2013 -2016 est déjà en marche.

         Le président de la CENI a souligné  que ce Code de bonne  conduite n’est pas contraignant mais vise plutôt l’auto- régulation des relations entre cette institution indépendante d’appui à la démocratie et ses principaux partenaires que sont les partis et acteurs politiques. Il a souhaité que ce document puisse contribuer au renforcement de la collaboration entre la CENI et les partis politiques signatures, en vue  d’un accès équitable à l’information électorale.

         Selon lui, la signature de ce Code facilitera la régularité et la liberté des élections  en vue de sauvegarder la crédibilité et la transparence des scrutins.

         Il faut noter que dans ce Code de bonne conduite, il est interdit par exemple de se servir des fonds publics pour  la campagne électorale. Ce document garantit l’accès libre aux médias publics à tous les acteurs et partis politiques qui prendront part à ce scrutin.

         On rappelle qu’en 2011, un Code de bonne conduite  avait été également signé entre les partis politiques et la CENI. Mais, en dépit de cela, il avait été constaté beaucoup de divergences dans la gestion des informations électorales. Il faut espérer que cette fois, toutes les parties vont réellement être à l’écoute les unes des autres et que l’information électorale va circuler en toute transparence.

ERIC WEMBA                  

One Comment

  1. Mayiba C. Kalala says:

    Celui qui a trahi hier, trahira demain et ne cessera jamais de trahir.

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