Chantage et menaces pour fausses grossesses

Plus jamais, je ne me hasarderais à flirter avec des jeunes prostituées ! Et plus jamais, je ne les approcherai !». Tel est l’engagement ferme et irrévocable que vient de prendre un père de famille truandé à souhait par une jeune fille, âgée de 26 ans, qui l’accusait de l’avoir rendue grosse. Il a fait cette déclaration à l’issue d’un arrangement à l’amiable intervenu devant l’officier de police judiciaire verbalisant.
C’était lundi dernier, devant le poste de police du district de Tshangu, où Mlle Tania, la jeune fille, non autrement identifiée, réclamait que son amant puisse assumer toute la responsabilité de sa grossesse jusqu’à l’accouchement. C’est dans ce cadre que la jeune fille a formulé une série d’exigences dont la location d’un appartement et le versement à chaque fin du mois, des frais de subsistance et ceux de consultation prénatale, estimés à 500 dollars américains. Faute d’obtenir gain de cause, Mlle Tania menaçait d’aller cohabiter avec son amant sous son toit conjugal. C’est ce que craignait ce dernier presqu’au bord du désespoir. Pour tempérer les exigences de la jeune fille, l’amoureux déçu a dû céder à ce chantage bien orchestré, en lui versant la somme de 1.000 dollars.

L’idylle entre Papa Ndonfusu, commerçant angolais, âgé de 68 ans, comme il faudrait le rappeler, a démarré au mois d’octobre de l’année passée. C’était à l’occasion d’une fête de mariage à laquelle cet homme d’affaires a assisté. Vers 2 heures du matin, alors que le commerçant s’apprêtait à monter à bord de sa voiture pour regagner son domicile à Ndjili, deux jeunes filles, Tania, 26 ans et Patricia, 24 ans et demi, l’ont abordé, sollicitant qu’il aille les déposer au quartier Debonhomme.

Chemin faisant, l’homme s’est lié d’amitié avec les deux jeunes filles qui lui feront comprendre qu’à cette heure avancée de la nuit, elles trouveraient les portes des parcelles familiales déjà fermées. Tania et Patricia ont obtenu de passer la nuit dans une chambre d’hôtel, par crainte des braqueurs toujours à l’affût dans des coins sombres et isolés.
Papa Ndonfusu, qui rêvait des escapades amoureuses avec de petites filles, a décidé de payer deux chambres d’hôtel dont il occupera l’une pour se la couler douce en toute quiétude avec Tania.

Au fil de jours, les rencontres se sont multipliées au point que chaque semaine, l’homme ne ratait pas l’occasion de meubler ses soirées avec son amante.
Mais c’est au mois de juillet que la jeune fille a fait part à son amant, des signes de grossesse. Malgré les supplications du commerçant angolais de la débarrasser de cette grossesse indésirable, Tania tenait à protéger le petit enfant qu’elle portait en elle, sous prétexte que dans leur famille, de telles pratiques criminelles sont prohibées.
C’est donc à la suite de fortes exigences de la jeune fille et de fortes divergences de vues entre eux que le couple d’amoureux s’est retrouvé devant le poste de police pour être départagé.

Cette affaire de chantage et de menaces ressemble à une autre qui tournait autour d’une fausse grossesse pour laquelle un amoureux avait déboursé 2.300 dollars américains d’indemnisation auprès de la famille de son amante, après que cette dernière eut menacé de déposer de force la fille au domicile de l’homme. Des mois plus tard, la jeune fille n’a jamais accouché, ni manifesté un quelconque signe d’avortement. C’est comme ça que cette affaire de fausse grossesse s’est dévoilée en fin de compte.
Depuis quelques temps, de telles affaires sont enregistrées au niveau des postes de police et même devant les offices des inspecteurs de police judiciaire où des jeunes dames se plaignent de l’attitude de leurs amants qui rechignent d’endosser la responsabilité de leurs grossesses, préférant mettre un terme à leurs flirts, moyennant le versement d’une somme d’argent en devises.

J.R.T.

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