CENI-Opposition : vers la signature du Code de bonne conduite

Le staff de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), conduit le président de son bureau, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, s’est retrouvé le samedi 22 octobre 2011 autour d’une même table avec des délégués de l’opposition qui soutiennent la candidature d’Etienne Tshisekedi à la présidence de la République. On a reconnu dans ce groupe Jacquemain Shabani de l’UDPS, Eugène Diomi Ndongala de la Démocratie Chrétienne, Lisanga Bonganga, etc.

L’objet principal de la rencontre a été le dépôt par l’opposition, auprès de cette institution d’appui à la démocratie, des termes de référence en rapport avec l’audit du serveur central du fichier électoral. La CENI a invité sa partenaire à revenir demain mardi 25 octobre 2011 pour débattre de ces termes de référence. C’est ce même mardi que l’opposition devrait retirer le Code de Bonne Conduite en vue de prendre connaissance de la mouture finale adoptée en son absence. En principe, la signature de cet acte d’engagement à respecter les règles du jeu pendant la campagne électorale et les résultats du scrutin devrait intervenir le jeudi 27 octobre.

Bien que la reprise du dialogue entre l’opposition et le « pouvoir organisateur des élections » soit perçue une avancée notable dans les relations souvent conflictuelles entre les deux parties, il reste encore d’autres préalables à remplir par la CENI dans la voie de la transparence du fichier électoral.
Dans le lot, on cite l’absence de cartographie pour les bureaux de vote, chiffrés à 62.000 pour l’ensemble du territoire national. L’opposition tient à se mettre à l’abri d’une désagréable surprise, qui pourrait se traduire par la publication tardive de cette cartographie et partant l’impossibilité, pour elle, d’y déployer ses témoins. Aussi exige-t-elle de la CENI que lui soit communiquées, dans un délai raisonnable, toutes les donnés pouvant lui permettre de localiser les 62.000 bureaux de vote et d’y placer les témoins de ses candidats aux scrutins présidentiel et législatifs.

Il y a aussi le non affichage des listes des électeurs dans les centres ayant servi à leur identification et enrôlement, de sorte qu’à 34 jours du vote, des millions de Congolais détenteurs de la carte d’électeurs ne sont pas assurés de leur existence formelle au niveau du fichier électoral. Et, lorsque les gens apprennent que certaines données électorales avaient été perdues, ils ne peuvent qu’être inquiets de leur sort face à l’échéance du 28 novembre 2011.

Kimp

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