CENI : les administrateurs centraux broient du noir

A cinq jours de la tenue des élections présidentielle et législatives nationales, les bonnes nouvelles relatives à la disponibilité des bulletins de vote et des urnes alternent avec les mauvaises. Au chapitre des informations qui fâchent, il y a celle concernant les administrateurs centraux locaux de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui ont la lourde charge de superviser les opérations de vote jusqu’à la compilation des résultats, en vue de leur expédition à Kinshasa.

Déployés tout dernièrement dans les différentes provinces du pays, sans ordres de mission et sans frais d’installation, à en croire des sources proches des familles des intéressés, ils se trouvent presque tous présentement bloqués au niveau des chefs-lieux. C’est là qu’ils attendent, indique-t-on, les moyens financiers et logistiques devant leur permettre de faire mouvement vers les sites retenus pour les bureaux de vote au niveau des secteurs, groupements et villages.
On laisse entendre que si les administrateurs centraux n’arrivent pas à se déployer dans les centres et bureaux de vote avant le 28 novembre 2011, il y a lieu de craindre que les élections présidentielle et législatives nationales ne se tiennent pas à l’échéance prévue. Selon des sources crédibles, ce sont ces messieurs et dames qui gardent dans leurs valises les listes authentiques des électeurs visées par la CENI pour les scrutins.

Aussi pense-t-on que cette institution d’appui à la démocratie, qui n’ignore pas le rôle clé que seront appelés à jouer les administrateurs centraux locaux dans le processus électoral en cours, ne va pas rester indifférente au cri du cœur lancé par certains d’entre eux, sous le sceau de l’anonymat, en direction de la communauté nationale. Certes, la situation est fort préoccupante dans ce pays où la plupart des territoires et secteurs souffrent d’un enclavement à faire pleurer, mais rien n’est encore perdu.

Si des moyens conséquents peuvent être débloqués d’urgence, les scrutins du 28 novembre pourraient être sauvés. Dans le cas contraire, le pire pourrait arriver.
L’on apprend, par ailleurs, que les chefs d’antennes de la CENI dernièrement soumis à des permutations, dans le but de prévenir d’éventuels cas de copinage dans les opérations électorales, connaissent eux aussi des difficultés de mobilité et d’installation. Un fond spécial à mobiliser d’urgence en leur faveur s’avère nécessaire pour parer au plus pressé. Dans ce cas aussi, la non résolution de ce problème pourrait hypothéquer le rendez-vous du 28 novembre.

Kimp

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