La CENI exhorte les femmes à concourir aux élections

Ceni_1La Commission Electorale nationale Indépendante (CENI) est montée au créneau, le samedi 22 novembre 2014, pour stimuler les femmes à participer activement à toutes les échéances électorales. En collaboration avec la Commission Africaine pour la Supervision des électeurs (CASE) et la Monusco, elle a  organisé, au jardin botanique de Kinshasa, un atelier d’échange d’informations et d’analyse sur les enjeux du processus électoral en RDC. Quelles sont les barrières qui empêchent aux femmes de concourir massivement aux élections ? Qu’est ce qui les empechent à élever leurs scores aux élections ? C’est autour de ces questions que les participants, hommes et femmes confondus, ont librement débattu durant plusieurs heures, avant de livrer leurs conclusions.
Représentée par Chantal Ngoy Tshite Wetshi, questeur en charge de l’Administration et du suivi du cadre de Concertation Genre et Elections, la CENI a d’entrée de jeu présenté le paradoxe entre la majorité démographique des femmes et leur faible représentation dans les institutions de la République. A cette préoccupation, une partie de l’assistance a répondu que la femme devrait se décomplexer et donner le meilleur d’elle-même. Pour d’autres participants, elle doit combler son déficit d’informations, se former et se faire davantage confiance. D’autres encore ont estimé que c’est à cause des barrières traditionnelles de notre société que la femme n’arrive pas à s’épannouir.
Comme pistes de sortie, le questeur adjoint a d’abord insisté sur une collaboration entre hommes et femmes pour aider ces dernières à sortir de leurs carcans. Partisane d’une représentation zebrée, Ngoyi Tshite Chantal a invité aussi les autorités publiques à donner des moyens économiques aux femmes ; à faciliter leur formation ; les hommes d’encourager leurs conjointes, etc. «  Il ne s’agit pas de faire de cadeau à la femme, car elle doit compétir à armes égales avec les hommes… », a-t-elle indiqué.
Pour la réussite des élections en RDC, rappelons-le, la CASE vise faire de la femme, qui représente plus de 60% de la population, un être capable de participer activement aux enjeux électoraux afin qu’elle puisse agir contre la culture de sa discrimination qui la réduit au rôle d’une simple ménagère, alors qu’elle est actrice de la société.
Atelier visant la sensibilisation du genre au processus électoral, la CASE a estimé, à cet effet, que les femmes sont des personnes capables de sensibiliser la population à participer au processus électoral, en faisant elles-mêmes face à toute épreuve électorale, même si dans les partis politiques, ce sont les hommes qui l’emportent souvent.         Somme toute, Chantal Ngoyi a exhorté la femme à la connaissance de ses droits. « …Mais, il faut éviter la discrimination ; nous avons besoin de l’homme et de la femme pour stabiliser la société. Cette démarche nécessite la cohésion dans les actions, un combat pour le rétablissement de l’équilibre homme-femme » a-t-elle appuyé, avant d’inviter particulièrement les femmes à s’organiser à la base et à présenter les candidatures à tous les échelons.
Pour sa part, la Ceni a créé un cadre de concertation, de réflexion pour permettre un échange d’idées avec la base afin d’améliorer le processus et atteindre ses objectifs. Elle a invité les femmes à se soutenir pendant les élections. Il convient de signaler que Simaro Ngongo Mbayo, président de la CASE, avait, dans son mot d’orientation, circonscrit cette activité qui a pour objectif de permettre aux membres de s’approprier le processus électoral en cours en filtrant les informations nécessaires bénéfiques aux citoyens.

Tshieke Bukasa

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