Caritas Congo accorde sa 1ère assistance à 20.000 expulsés de Brazzaville

caritas Congo_0Placés sous une tente, d’autres dans des bâtiments aménagés pour les accueillir, les refoulés de Brazza après un hébergement  au  stade cardinal Malula, dans la commune de Kinshasa, sont actuellement placés au centre d’instruction de la police nationale congolaise dans la commune de Maluku. Ces ménages attendent impatiemment de retrouver soit leur province d’origine, soit un lieu d’habitation ici même à Kinshasa.

            Arrivés à Kinshasa dans des conditions inhumaines après avoir subi certaines violences physiques ou psychologiques, ces refoulés vivent dans des conditions pas trop favorables. Choquée par la réalité sur terrain et conformément à sa mission qui consiste à apporter de l’aide aux démunis, la Caritas Congo Asbl, une structure de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) a décidé, dans le cadre du projet d’assistance humanitaire d’urgence, de voler au secours à 20000 familles ou ménages  de ces expulsés de Brazzaville. Voilà qui a  justifié sa présence dans ce camp de refoulés à Maluku.   Avec un lot de vivres composé de 12 tonnes des haricots, trois tonnes d’huile végétale, 12 tonnes de riz, deux tonnes de sel et dix mille boîtes de sardines, la Caritas Congo Asbl a remis, le lundi 19 mai 2014  à chaque ménage, constitué d’environ six personnes, six kg de riz, six kg d’haricots, 2kg de sel, trois litres d’huiles ainsi que cinq boîtes de sardine. Quantité qui permet à ces expulsés de tenir durant au moins une semaine. Cette action est une première réponse du réseau Caritas à travers les Caritas d’Allemagne, des Pays-Bas (Cordaid), d’Angleterre, des pays des Galles, internationale Belgique ainsi que la Caritas Congo Asbl, a précisé Boniface Nakwagemewi, coordonateur des urgences à la Caritas Congo. Ce réseau, qui agit à travers la Caritas Kinshasa ne compte pas se limiter à cette première action. Il prévoit, dans les jours à venir d’apporter une seconde assistance, qui sera constituée des vivres et non vivres, à ces mêmes expulsés.

La vie au centre d’hébergement

            Satisfaits de l’assistance apportée par la Caritas,  les bénéficiaires de ce geste ont exprimé le souhait de voir se multiplier ce genre d’actions car, ont-ils soutenu, c’est pendant la souffrance que l’on reconnait les meilleurs amis. Ils ont demandé aux acteurs de suivre l’exemple de la Caritas en ce qui concerne l’organisation dans la distribution des vivres. Ceci éviterait des mécontentements dans le chef des bénéficiaires. Cependant, il faut signaler que dans ce camp d’hébergement l’on note la présence d’une équipe médicale mobile qui assiste ces expulsés. Repartis en 24 villages, ces expulsés sont régis par un chef du village assisté d’un adjoint. Ces derniers serventt de trait d’union entre les humanitaires et les membres de pavillon. Et, pour ne pas être trop dépendant de ces humanitaires, certains membres exercent déjà le petit commerce. Par ailleurs, tout n’est pas en rose dans ce centre d’hébergement. Si certains expulsés sont placés dans les locaux, d’autres par contre se retrouvent sous des tentes peu commodes comme ceux placés sous la tente principale. Erigée à l’aide d’une couverture vétuste, cette tente expose ses occupants à toutes les intempéries. Comme cela  a été le cas au moment de la pluie qui s’est abattue le lundi 19 mai. Suite à un courant d’air violent, cette tente  s’est vue détruite et pourtant on y retrouve des enfants et autres personnes vulnérables. Toutefois, il est important de signaler que c’est depuis le lundi 12 mai dernier que ce camp a été ouvert. La première vague des expulsés est arrivée le mardi 13 mai en provenance du stade cardinal Malula dans la commune de Kinshasa. Une semaine après, ces expulsés continuent à y affluer comme cela a été observé en début de soirée du lundi 19 mai 2014. Et, la grande question qui se pose est celle de savoir si la capacité d’accueil et sanitaire sera favorable à ces personnes afin de les éviter certaines maladies.

Yves Kadima

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