Candidat président de la République : François Kakese réclame le débat

« Je réclame un débat une semaine avant d’aller aux élections pour permettre au peuple de voir qui mérite et qui ne mérite pas d’être chef de l’Etat, » a déclaré hier, mardi 20 septembre , au siège de son parti sur l’avenue Kasa-Vubu, François Nicéphore Kakese Malela, président national de l’Union pour le réveil et le développement du Congo (URDC).

Il estime qu’il est difficile au peuple de procéder à un bon choix s’il n’y a pas un débat entre candidats à la magistrature suprême du pays. « Dans la vie d’un homme, il y a trois étapes, à savoir le passé, le présent et le futur. Que tous les candidats passent devant le peuple pour défendre ce qu’ils ont déjà fait et ce qu’ils devront faire. Nous venons de passer 5 ans après les premières élections. Nous devons en tenir compte, » a-t-il dit.
Le président national de l’URDC se présente comme un nouveau sang pour une ère nouvelle politique en Rd Congo. Il estime qu’il incarne le leadership politique dont le pays a besoin pour le moment pour faire sortir la population de la misère noire où elle se retrouve aujourd’hui.

Un chef de l’Etat ne fait pas de don

Le président national de l’URDC n’a pas manqué de relever les maux qu’affronte le pays sur le plan social, sécuritaire, économique et politique. « Nulle part au monde, un président de la république fait des dons à son peuple. Le MPR continue sans la présence physique de Mobutu. Quand un chef de l’Etat fait des dons ce qu’il est plus riche que le gouvernement. Nous avons besoin d’un gouvernement qui est capable de planifier, car faire des dons, à la population est un mauvais système, » a dit François Kakese.
Sur le plan de la sécurité, il estime que la paix à l’intérieur du pays est fonction de la protection des frontières. « Comment parler de la paix quand à l’Est les gens ne dorment pas dans leurs maisons, les femmes sont violées chaque jour ? Peut- on parler de paix quand quelqu’un n’arrive pas à manger à sa faim, quand quelqu’un n’arrive pas à trouver un emploi décent ? » s’est-il demandé.

Toujours sur le plan sécuritaire, il a déploré le fait que le pays n’a pas une armée homogène, malgré la fin de la formule 1+4 il y a 5 ans. Le président national de l’URDC ne s’explique qu’avec une armée de plus de 60.000 hommes, l’armée congolaise n’est pas en mesure de mettre un terme à l’aventure des FDLR qui continuent à martyriser les Congolais à l’Est du pays. Il a tenu à souligner que si le militaire est valorisé, il sera capable de bien défendre le pays.
Sur le plan économique et social, le président national de l’URDC estime que dans un pays où l’importation occupe plus de 90% d’activités économiques, il ne peut pas y avoir de bons salaires. Pour parler d’un bon salaire, il faut commencer par produire localement. Il promet dans les 4 ans qui suivront sa prise de pouvoir de mettre un terme au souci des Congolais en ce qui concerne leur manger afin qu’ils commencent à penser à l’investissement.

Il a déploré le fait que les 5 chantiers se résument aujourd’hui au problème des routes et particulièrement à leur élargissement. Il estime qu’un vrai gouvernement devrait planifier chaque chantier et être en mesure de donner le pourcentage de réalisation 5 ans après. Au lieu de moderniser les routes, il préconise la modernisation du peuple qui va moderniser ensuite son environnement. « Tout ce qui a été fait par Kabila n’a consisté qu’à « démoderniser » le peuple », a-t-il dit.
Pour lui, le Congo n’a que deux classes sociales aujourd’hui. Les riches constitués par des malfaiteurs, des détourneurs des deniers publics, des donneurs des dons et la grande masse de la population qui croupit dans la pauvreté.
Le président national de l’URDC refuse de faire des alliances car, a-t-il dit, il est difficile aujourd’hui de savoir quelle est la part de réussite ou de l’échec du PPRD, du PALU ou de l’UDEMO.

Jean- René Bompolonga

Leave a Reply