Candidat de l’UDPS et Alliés à la CENI : Félix Tshisekedi non partant !

L’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) était donnée, dans plusieurs tabloïds de Kinshasa, pour sérieusement secouée par une crise interne, mieux, par un conflit politico-familial au cœur duquel se trouverait Félix Tshisekedi, l’un des fils d’Etienne Tshisekedi, président national du parti. La pomme de discorde serait une différence d’approche du dossier de la candidature du fils du Sphinx de Limete au poste de Rapporteur de la Commission Electorale Nationale Indépendante, que pilote un groupe parlementaire dénommé « UDPS et Alliés ».       

 Bien que méconnue de Limete, cette structure a alimenté abondamment la chronique en orchestrant une forte publicité autour de son contact avec l’intéressé, présenté comme indécis mais soutenu en coulisses par sa mère, Maman Marthe, qui serait partisane de la rupture avec » la politique de la chaise vide » chère à son mari. Revenu fraichement au pays de ses ancêtres après un long séjour à l’étranger, le Secrétaire national aux Relations Extérieures de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Félix Tshisekedi, est finalement sorti de son mutisme en vue de démentir les folles rumeurs qui défrayent la chronique ces derniers jours et faisant état de son intention de vouloir participer à l’animation de la nouvelle Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), en qualité de Rapporteur.

Au cours d’un point de presse qu’il a animé hier jeudi 30 mai 2013 au siège du parti, sur la rue Zinnias, dans commune de Limete, il a affirmé sur un ton péremptoire qu’il n’était pas candidat au poste de Rapporteur au sein de cette institution d’appui à la démocratie, et que cette question n’a jamais été à l’ordre du jour de l’agenda de son parti. Il a martelé qu’il n’y a l’ombre d’aucun désaccord entre lui et son père, le président national de l’UDPS, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, à ce sujet.

«Toute  spéculation observée à ce propos est sans objet », a-t-il relevé, avant d’aborder d’autres sujets de l’actualité, très  marquée selon lui par la rupture, depuis le 28 novembre 2011, entre un régime qui s’accroche aux commandes des affaires  de l’Etat  et la grande majorité silencieuse dont les conditions d’existence deviennent de plus en plus inhumaines, alors qu’elle avait porté son choix de façon claire et sans équivoque sur le candidat n°11, Etienne Tshisekedi Wa Mulumba.

Pour Félix Tshisekedi, les rapports du PNUD sur l’Indice du Développement Humain de ces trois derniers exercices (2010-2011-2012) ainsi que le rapport « Doing business » et bien d’autres en disent long sur le gâchis qu’a constitué cette escroquerie électorale.

Ce haut cadre de l’UDPS a souligné que c’est dans ce contexte qu’il faut placer toute distraction due à une lecture biaisée de la situation politique et géostratégique de la RDC : dialogue pour les uns ; concertation pour les autres ; et cohésion nationale pour d’autres encore.

Il a fustigé le fait que les fameux dialogue vise de manière très subtile à légitimer un pouvoir dont le but est de se maintenir par la répression et de diriger le pays par défi.

Toutefois, Félix Tshisekedi a précisé que son parti ne pourra participer à un dialogue que pour l’intérêt supérieur du peuple congolais, mais à condition que celui-ci se déroule sous l’égide de la communauté internationale et non celui annoncé par le pouvoir en place.

Abordant l’actualité internationale dominée par l’Accord-cadre d’Addis- Abeba sur la paix dans la région des Grands Lacs, le Secrétaire national de l’UDPS chargé des Relations extérieures a estimé que la RDC est le maillon le plus faible  de tous les signataires, du fait de l’absence d’un leadership fort, respectable et jouissant de la confiance et de la légitimité populaire.

Le chef de la diplomatie de l’UDPS a fait remarquer que cet accord n’intègre pas sur la liste de ses signataires deux des acteurs les plus impliqués dans le drame vécu par les Congolais à l’Est et dont les accointances avec l’oligarchie affairiste  du statu quo à Kinshasa est un secret de polichinelle qui rend aléatoire sa mise en application.

S’adonnant au jeu des questions et réponses, Félix Tshisekedi a apporté un cinglant démenti aux informations faisant état des émoluments de l’Assemblée Nationale qu’il percevrait régulièrement par le biais de Samy Badibanga, président du groupe parlementaire UDPS et alliés.

S’agissant de ses relations avec Samy Badibanga, il a confirmé qu’elles sont au beau fixe en dépit de leur divergence sur la nécessité ou non de siéger au Palais du peuple.

Tshisekedi/Fils a confirmé avoir été contacté par le groupe parlementaire de l’UDPS et alliés pour briguer le poste de Rapporteur de la nouvelle CENI mais qu’il a décliné l’offre.

 Elu de Mbuji-Mayi, le précité a fait savoir qu’il compte récupérer ses émoluments pour apporter de l’aide à la population de sa circonscription électorale.

Il n’a pas exclu d’être le dauphin de son père aux prochaines élections si cela devait se faire dans un cadre démocratique et légal, tout en précisant que cette question n’était pas à l’ordre du jour pour le moment.

ERIC WEMBA

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