Canal Futur Television : 12 mois de silence

 

La Direction Générale de Canal Futur Télévision (CFTV) rappelle l’opinion nationale et internationale que sa télévision demeure fermée depuis une année.

Du 28 novembre 2011 à 21 heures jusqu’à ce jour, aucune instance officielle ne lui a notifié d’un quelconque acte formel précisant les griefs imputés à cette chaîne de télévision pour justifier la prolongation de sa fermeture. En une année de fermeture, dans une démarche républicaine, nous n’avons ménagé aucun effort en vue de nous conformer scrupuleusement aux recommandations nous édictées par le Ministère chargé des Médias.

Au moment où nous attendons depuis plusieurs mois le rétablissement de notre signal, la procédure étant épuisée, nous sommes profondément choqués d’apprendre une décision du Ministre des Médias prise ce samedi 24 novembre 2012 de surseoir à la clôture du dossier de Canal Futur, au motif que l’un de ses principaux partenaires serait impliqué dans une entreprise de déstabilisation du pays.

Nous réfutons  de la manière la plus catégorique ces allégations dénuées de tout fondement car tous les partenaires de Canal Futur, dont les noms et identifiés sont repris dans le dossier de CFTV déposé il y a plus d’une année à tous les services de l’Etat n’ont jamais été ni de loin ni de près associés à une quelconque entreprise de déstabilisation du pays. Nous prions le Ministère de bien vouloir nommer ce partenaire qu’il nous attribue. Nous constatons que ces graves affirmations relèvent d’une volonté manifeste d’imposer un écran noir à cette télévision qui a fait ses preuves de professionnalisme dans le traitement de l’information électorale il y a une année et dont l’admiration des téléspectateurs est indéniable.

CFTV dénonce cette dérive qui constitue un précédent fâcheux pour la presse indépendante et en appelle à l’esprit de solidarité de la corporation journalistique dans sa lutte  pour le rétablissement de ses droits. La Direction Générale de CFTV manifeste son indignation à l’endroit du CSAC qui a montré ses limites dans sa mission constitutionnelle principale de promouvoir et favoriser l’exercice de la liberté de la presse en RDC.

Giscard Kusema

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