Calendrier électoral : l’UDEMO condamne un hold up électoral

nzanga-et-udemoLa publication du calendrier des élections urbaines, municipales et locales par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), le lundi 26 mai 2014, continue à agiter le microcosme politique national. L’une des dernières réactions en date est venue de l’Union des Démocrates Mobutistes (UDEMO), dont le Bureau politique a rendu publique, hier jeudi 29 mai 2014, sa position sur ce sujet d’actualité, ainsi que d’autres liés à l’expulsion des Congolais de Kinshasa par les autorités de Brazzaville et à la situation politique confuse dans la province de l’Equateur. 

 Sans prendre des détours, l’UDEMO a dénoncé et condamné la décision n°012 de la Ceni qu’elle considère comme un hold up électoral car « voulant imposer au peuple congolais, le président de la Ceni, monsieur l’abbé Malumalu». D’où son invitation aux Congolais à faire obstacle à ce mécanisme obscur planifié par la Majorité Présidentielle pour se maintenir au pouvoir par défi.

L’Udemo a, dans ce même document, déploré que le processus électoral engagé souffre de graves faiblesses qui affectent sa transparence et sa crédibilité. Dans le lot, ce parti cite notamment la non finalisation du processus de la décentralisation, l’absence d’une cartographie claire et précise des entités territoriales pouvant résoudre le problème de quelques 811 groupements de fait et l’existence au niveau du parlement des textes de lois spécifiques sur ces élections.

Elle invite ainsi les acteurs politiques  et ceux de la Société civile épris de paix, à s’investir pour la réussite du processus électoral afin d’obtenir une alternance démocratique et crédible, gage d’une paix durable en RDC en mettant en place une équipe des plaidoyers pour mener des actions démocratiques en vue de contrecarrer ce projet. « Nous exhortons aussi les différents partenaires de la RDC à appuyer la plate-forme politique ‘Sauvons le Congo’ pour le triomphe de la démocratie dans notre pays », a souligné Me Elie Ngomo Tongbo Bangaye, Secrétaire général de l’Udemo.

Double condamnation de la passivité du gouvernement

 Condamnant les violations massives des droits de l’homme qui ont émaillé les expulsions de nos compatriotes par le pouvoir de Brazzaville, le parti cher à Nzanga Mobutu a, en même temps, condamné la passivité et le déficit criant d’encadrement adéquat par le gouvernement de la RDC de ces compatriotes refoulés. Il a même déploré la condamnation tardive de ces violences par la Communauté internationale.

S’agissant enfin de la situation confuse dans la province de l’Equateur, les néo-Mobutistes ont dénoncé et condamné avec force, « l’acharnement et les méthodes fortes qu’ont toujours employés le pouvoir en place et son gouvernement pour régler et réprimer les crises dans la province de l’Equateur, alors qu’ils brillent par leur passivité manifeste face à la gestion des crises similaires dans d’autres provinces de la RDC ».

Ils prennent ainsi l’opinion nationale et internationale à témoin et rappellent que l’Equateur partage une longue frontière avec la République Centrafricaine, qui connaît actuellement une tragédie sécuritaire et humanitaire impressionnante. « En créant délibérément le dysfonctionnement des Institutions de la province la plus pauvre de la RDC en neutralisant arbitrairement son organe délibérant juste au moment où elle est privée de son gouverneur indisponible pour raison de santé, le Président Joseph Kabila et son gouvernement sont seuls responsables devant l’histoire en cas d’éventuelle menace qui atteindrait cette province par le fait de la vulnérabilité dans laquelle ils l’ont expressément placée » ont-ils conclu.

Tshieke Bukasa 

Leave a Reply