Cacophonie et risque d’asphyxie à la Marsavco : le CPDS pointé du doigt

Au cœur de la confusion se trouve le Cadre du dialogue social, (CPDS), créé par le décret du Premier ministre que les travailleurs accusent de faire l’avocat des ex-travailleurs de cette entreprise.  
Les travailleurs actuels de cette entreprise qui promettent une descente dans la rue pour se faire écouter protestent contre  la  décision du gouvernement de retirer des permis de travail aux étrangers qui y travaillent pour faire appliquer une décision de la  justice  rendue en faveur des ex-travailleurs de cette firme sur les colis  faits d’échantillons de produits fabriqués par la Marsavco  sur lesquels ils réclament des droits.

Pour ces travailleurs qui comptent organiser  un sit-in pour se faire entendre par l’autorité,   l’action du gouvernement qui exige le paiement de la contrevaleur en dollars américain de ces produits est de nature à mettre à genou ce géant de l’industrie manufacturière.  Et de souhaiter que le gouvernement cesse d’interférer dans une affaire de justice, car il s’agit bel et bien d’un conflit individuel de travail qui ne relève pas de sa compétence. 
Une source syndicale qui s’insurge contre cette décision  ne comprend pas que ces ex-agents, après  avoir perçu en son temps  d’énormes sommes d’argent comme décomptes finals et négocié une séparation à l’amiable, reviennent à la charge  pour réclamer   encore une fois, d’être de nouveau payés.

De l’avis de cette source, il est hors de question  que le Cpds, un cadre de concertation sociale  , se substitue à un tribunal, encore moins  à une cour ,pour condamner les opérateurs économiques, alors que son rôle n’est pas de statuer sur les conflits  individuels de travail. Pour le personnel de la Marsavco, c’est cette structure qui a induit le Premier ministre en erreur en lui faisant signer un décret en violation de la constitution et de toutes les dispositions légales en la matière. Ce, au moment où en parle d’un climat apaisé des affaires pour attirer les investisseurs à venir placer leur argent en Rd Congo.
Le syndicat reste perplexe, sans voix et s’interroge quant aux  vraies motivations de cette action qui tend à retirer uniquement les cartes de service aux expatriés, alors que dans cette entreprise prestent  également des nationaux.
En substance, pour le Syndicat, la démarche et les mesures péremptoires prise par le Cdps son de nature à provoquer la suppression des emplois dans le secteur industriel, quant on sait que c’est un de piliers de cinq chantiers de la République. Affaire à suivre.

A.Vungbo    

 

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