Budget 2015 : André Paluku plaide pour l’amélioration du social et le développement de l’agriculture

Député national élu de la circonscription de Lukunga, sur la liste UDPS à Kinshasa, André PalukuKavula affiche sa détermination à obtenir des décideurs de la chose publique l’inscription de l’amélioration du social des Congolais et le développement de l’agriculture parmi les priorités. Ces deux points ont constitué, avec celui-ci sur les recettes pétrolières, l’essentiel de son intervention hier à l’Assemblée nationale dans le cadre du débat général sur la loi des finances 2015.

            Concernant le social, André Paluku attire l’attention du gouvernement sur la nécessité de la réhabilitation de l’école officielle de Kabinda dans la commune de Kinshasa, qui court le risque de spoliation par des promoteurs immobiliers qui ne cessent de lorgner les rues de la capitale en vue de trouver des terres où ériger des constructions.

            Il rappelle au gouvernement, à ce sujet, son engagement pour la construction de 1.000 écoles. Un engagement qui confirme que l’éducation compte parmi les priorités dans le domaine social. Ainsi, laisser pourrir la situation de l’école Kabinda serait ni plus ni moins le synonyme de vouloir une chose et son contraire.

            « Depuis plus d’un quart de siècle, l’école précitée avait été abandonnée et spoliée jusqu’à devenir un bâtiment en ruine, rendant impossible l’organisation des enseignements et jetant ainsi des milliers d’enfants dans la rue, sans oublier leurs enseignants et autres prestataires. C’est un désastre humanitaire », s’est écrié l’élu de Lukunga.

            Toujours dans ce chapitre lié au social, André Paluku en a appellé à l’amélioration des conditions de vie des militaires et policiers. Pour lui, le gouvernement doit fournir des efforts en vue d’améliorer les conditions de vie de ces vaillants combattants servant sous le drapeau et prêts à se sacrifier pour la patrie.

L’agriculture pour juguler la crise multiforme

            Parlant de l’agriculture, PalukuKavula a indiqué comment ce secteur peut favoriser le développement de plusieurs autres activités tout en absorbant en même temps le chômage galopant.

            Le développement de l’agriculture est tributaire de l’amélioration des voies de communication. Cette interaction fait, à son tour, naître d’autres activités telles que le commerce et l’industrie.

            Au-delà, a-t-il fait remarquer, le développement de l’agriculture dans un pays habité par un grand nombre de paysans pourra éviter à l’Etat des phénomènes subversifs qu’on connait aujourd’hui, à l’instar du foisonnement des groupes armés avec à l’affiche le recrutement d’enfants soldats.

            Autre avantage afférent à la mécanisation de l’agriculture est la réduction, sinon l’éradication de l’exode rural. Si tout le monde peut produire là où il vit et parvenir à écouler la production, l’on pourra réduire sensiblement l’exode rural. De même, les seigneurs de guerre manqueront des gens à recruter.

            C’est pourquoi, il insiste pour que le pourcentage alloué à l’agriculture dans le budget 2015 soit revu à la hausse. C’est ici le lieu et l’occasion de rappeller au gouvernement la recommandation du sommet de Maputo (Mozambique) où les Etats participants étaient invités à octroyer à l’agriculture au moins 10% dans leurs budgets respectifs. Au lieu de 1,1% comme le cas dans le présent projet de budget sous examen alors que le même gouvernement considère l’agriculture comme priorité des priorités.

Dom 

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