Billets à valeur faciale élevée : José Makila pour le rejet

Il n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour demander à la population de rejeter fermement les trois nouvelles coupures de 1000, 5000 et 10000 FC dont le lancement est prévu le 2 juillet 2012. 
José Makila, qui a improvisé un point de presse dans les couloirs de Palais du Peuple aussitôt après le discours de clôture de la session ordinaire de l’Assemblée Nationale par le président de la Chambre basse Aubin Minaku, a justifié son appel à la population par le fait que ces nouvelles coupures se trouvent déjà entre les mains de certains dignitaires de l’actuel régime avant même le lancement.
Il s’est dit convaincu que l’élargissement de l’éventail fiduciaire de la RDC par l’émission de ces trois nouvelles coupures rendra  la vie de la population congolaise déjà démunie plus chère et intenable avec la disparition de petites coupures.
« Le Peuple congolais doit se prendre en charge comme à l’époque de «Dona Beja» en refusant de consommer ces billets lancés par la Banque Centrale pour enrichir les prédateurs de la richesse nationale au détriment des plus démunis dont la misère a atteint son paroxysme », a-t-il martelé.
Abordant le point relatif au discours de clôture de la session de mars par le président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku, qui ne s’est pas empêché d’affirmer que l’Opposition a du mal à se mettre d’accord pour désigner un porte-parole, l’élu de l’Equateur a dénoncé cette diversion du président de la Chambre basse, qui bloque cette désignation par son refus de convoquer la plénière, en dépit de la lettre lui adressée par la famille politique de l’Opposition. 
 
Pour le précité, les allégations de Minaku ne reflètent pas la vérité d’autant plus que c’est lui qui cherche à flouer l’Opposition. Pour preuve, il n’a pas inscrit à l’ordre du jour de la prochaine session extraordinaire la désignation du porte-parole de l’Opposition.
Parlant de la situation qui prévaut à l’Est du pays, José Makila a fustigé les complicités internes qui servent de lit aux Rwandais qui ne cherchent qu’à annexer les territoires de l’Est du pays.
Il a déploré le fait que le président de l’Assemblée nationale condamne dans son discours la déstabilisation du pays par l’extérieur sans pour autant  citer le nom du Rwanda alors que  présence de ses troupes  au Congo est  à ce jour devenu un secret de polichinelle. 
L’ancien gouverneur de l’Equateur a estimé que la passivité de certains animateurs des institutions en place en RDC face à cette nouvelle agression du Rwanda fait croire à   la vente du pays pour des intérêts maffieux avec les multinationales qui exploitent de façon illicite les richesses du pays pendant que la population, propriétaire de ces richesses, est obligée d’errer dans la brousse.
Pour conclure, il a appelé tous les patriotes à faire front commun pour barrer la route à ce plan de la balkanisation de l’Est de la République.
 
Eric Wemba 
 

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