Bilan de Ngoy Mulunda : la Majorité d’accord …l’Opposition pas d’accord

Le président de la Ceni, Ngoy Mulunda et son vice-président, Jacques Ndjoli ont dressé le bilan de l’organisation des élections 2011 hier jeudi à la plénière de l’Assemblée nationale consacrée à l’évaluation, travail abattu par le bureau de cette institution d’appui à la démocratie.
Dans son intervention, le président de la Ceni a rappelé le contexte général dans lequel les élections se sont déroulées. Il a justifiés les imperfections qui ont émaillé le processus électoral par le délai court imparti à sa commission pour organiser ces élections.
 La Ceni était contraint d’organiser ses élections en 7mois pour faire face à l’apocalypse annoncée par certains acteurs politiques en cas du non respect du délai constitutionnel pour le mandat du chef de l’Etat sortant a-t-il ajouté.
Ngoy Mulunda a rappelé que la CEI avait eu 3 ans pour organiser les élections avec le financement à 80% de la communauté internationale alors que la Ceni qui a été financé à 80% par le gouvernement congolais n’avait que 7 mois pour organiser les élections.
 
  Le président de la Ceni a fait savoir que la révision constitutionnel, modifiant le scrutin en un seul tour a davantage créé le climat de méfiance entre les différents acteurs du processus.
Pour Ngoy Mulunda la responsabilité du Chaos du scrutin du 28 novembre  doit être partagée avec les candidats députés qui ont déposé plus de 18.000 candidatures pour 500 sièges à l’Assemblée nationale et les leaders des partis politiques qui ont lancé des appels à la violence.
 
Il a fait remarquer que le contexte africain  marqué par la crise électorale ivoirienne  et le printemps arabe  a fortement perturbé le processus électoral.
Pour sa part, le vice- président de la Ceni a fustigé la violence électorale  due au manque d’un consensus interne  pour la tenue des élections apaisée.
Ce bilan des élections présenté par les deux responsables de la Ceni a été apprécié selon que l’on se retrouve dans un camp ou dans un autre. Les députés de la majorité ont à l’unanimité jetée des fleurs au bureau de la Ceni qui a organisé les élections dans un contexte socio- politique difficile. 
 
Yves Mobando a estimé que le bureau de la Ceni qui a relevé le défi de tenir les élections dans le délai constitutionnel mérite la reconnaissance de la République. 
Il a plaidé pour l’appropriation du processus électoral par le gouvernement  en finançant les prochaines élections à 100% comme les autres pays de la SADEC.  Le député Mayaya a loué la bravoure du bureau de la Ceni qui a sauvé le pays du Chaos tant proclamé par certaines chancelleries occidentale qui procédaient déjà à l’évacuation de leurs ressortissants.
Adolphe Onusumba a recommandé à la Ceni de prendre en compte toutes les observations pertinentes de députés, en vue d’améliorer la suite du processus électoral .
 
Les députés de la famille politique autre que la majorité présidentielle n’ont pas été tendres à l’égard du bureau de  la Ceni. Ils ont dans l’ensemble exigé à Ngoy Mulunda et son équipe de dégager.
L’honorable Masalisawa du groupe parlementaire UNC a dénoncé   la  négligence coupable des membres du bureau de la Ceni  d’appliquer l’article 8 de la loi  électorale qui exige l’affichage de la liste électorale 30 jours avant le scrutin.
Selon ce député l’omission volontaire de certains noms,  a empêché à un grand nombre d’électeur de remplir leur devoir civique.
Pour cet élu du Kivu, cette entorse est la preuve que la Ceni est à la solde de ceux qui flirtent avec Kigali pour consacrer non seulement la partition du Kivu mais également l’appauvrissement du peuple congolais.
Bitakuira a demandé au bureau de la Ceni de sursoir au calendrier qu’il vient de publier de façon unilatéraliste. Fabien Mutomb du groupe parlementaire de l’UDPS n’a pas eu sa langue dans sa poche pour déclarer la victoire du candidat Tshisekedi aux élections présidentielle du 28 novembre 2011. Il a rappelé le cas de la  circonscription électorale de  Malembankulu au Katanga pour prouver le Hold up électoral du scrutin du 28 novembre.
 
Fayulu a dans son intervention stigmatisé la réunion informelle 48 heures avant la plénière, entre Ngoy Mulunda et certains députés de la majorité.
Il a qualifié ce rapport d’insulte au peuple congolais avant d’accuser le bureau de la Ceni d’avoir organisé des élection du 28 novembre dans le but de s’enrichir de façon illicite.
Tout en déplorant le refus de l’audit du fichier électoral par le président de la Ceni et ses collaborateurs, le président de l’ECIDE a demandé aux membres de la Ceni les explications sur le rapport de la firme Zetes signalant 2.000.000 bulletins de vote entré dans le pays après le 28 novembre.
 
Il s’est dit convaincu que ses élections ont occasionné la crise de légitimité avec comme conséquence la nouvelle guerre à l’Est.
Qui peut me regarder dans les yeux pour dire que Tshisekedi a obtenu seulement 221.922 voix au Katanga soit 7% s’est-il interrogé avant de joindre sa voix à celle des autre membres de son groupe parlementaire pour exiger la démission dans l’immédiat des membres de la Ceni et l’audit financier.
Pour cet élu de Kinshasa, la place de Ngoyi Mulunda et ses collaborateurs se trouvent en prison.
 
ERIC WEMBA

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