Bassin du Congo : des experts réfléchissent sur l’agriculture et la biodiversité

basin fleuve congoDes professeurs d’université, des représentants des institutions et organismes scientifiques multilatéraux, des coordinations REDD+ des pays du Bassin du Congo, des représentants des organisations internationales, et ceux des ongs de la société civile se sont donné rendez-vous hier jeudi 13 novembre à Béatrice hôtel. Motif : réfléchir sur les voies et moyens pour l’intensification agricole et l’amélioration des conditions de vie des populations rurales du bassin du Congo, tout en préservant les forêts et la biodiversité.

            Cet atelier qui a réuni une cinquantaine de participants, était organisé conjointement par un certain nombre de centres du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, dont l’IITA (Institut international d’agriculture tropicale).

            Les débats ont porté sur la manière d’améliorer l’interaction entre les acteurs du secteur agricole, du secteur de la conservation des forêts, des communautés paysannes et des politiques institutionnelles et locales. Cela dans le but de fournir des résultats sur des exemples et initiatives réussis, des modèles potentiels et appropriés pour plus d’interactions, et les conditions pour une alliance d’apprentissage afin de former des plateformes d’échanges plus formels au niveau régional et national.

            Les participants sont partis du constat selon lequel l’agriculture pratiquée actuellement constitue un facteur moteur de la déforestation dans le bassin du Congo où le taux de pauvreté rurale compte parmi les plus élevés au monde. Ainsi, pour que des efforts qui sont menés portent des fruits, il faut que les conditions ci-après soient observées : la promotion du bien-être basée sur une agriculture capable de pourvoir des alternatives attractives aux paysages, et un environnement institutionnel et politique sur des acteurs du terroir. Si ces conditions ne sont pas observées, on ne pourra jamais arrêter la déforestation : « Les efforts fournis sur une seule de ces conditions indépendamment de l’autre ne pourraient certainement pas arrêter la déforestation ».

Trois communications ont marqué la cérémonie d’ouverture des travaux qui se sont étalés sur toute la journée. Il s’agit de l’allocution du ministre de l’Agriculture et Développement présentée par son directeur de cabinet, du mot du ministre de l’Environnement par le biais d’un de ses  conseillers, ainsi que l’intervention du directeur de l’IITA/Afrique centrale.

            « La République démocratique du Congo est un pays essentiellement agricole. Elle dispose de 80 millions d’hectares de terres arables dont 10% sont actuellement exploités ». L’affirmation est du ministre de tutelle, par la bouche de son représentant.

            Parlant de la contribution au budget national, le ministre fait savoir que le secteur agricole est devenu plus important depuis quelques décennies, à cause de la faible contribution du secteur minier jadis considéré comme pilier de l’économie nationale. D’où la relance de l’agriculture ou mieux son développement est une impérieuse nécessité.

            « En effet, pendant les dix dernières années, la part du secteur minier dans le PIB est passée de 10,1% à 6,4%, tandis que celle du secteur agricole évolue positivement de 34% à 58% pour la même période », lit-on.

            C’est pourquoi le ministère salue les efforts du gouvernement, à travers l’IITA, pour la mise au point des nouvelles technologies susceptibles de booster le développement agricole des paysans congolais.

            Des exposés de haut niveau ont été faits par d’éminents scientifiques à la recherche des voies et moyens pour l’intensification agricole et conservation des forêts du bassin du Congo.

Dom

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