Bas-Congo/district des Cataractes : Groupements de Ndembo et Mbanza Nsundi, le rapport de la Commission Nationale très attendue

Quand les violons ne s’accordent plus, quand des tiraillements surgissent dans un groupement pour une histoire de succession de pouvoir coutumier, le plus urgent à faire c’est de calmer la tension au risque de voir la situation dégénérer. C’est conscient de cette réalité, ou de la tournure que prenaient les événements dans les groupements de Ndembo et Mbanza-Nsundi, secteur de Kivulu, territoire de Mbanza-Ngungu, district des Cataractes, que le Ministère de l’Intérieur et Décentralisation y a dépêché une commission nationale.

 Cette dernière avait pour mission de s’informer, de recueillir toutes les données de nature à éclairer sa religion dans le conflit de succession de l’autorité coutumière dans les groupements de cette partie de la province du Bas-Congo. Ceci vu l’incapacité du territoire, du district et de la province à liquider un conflit coutumier, tel que prévu par l’article 170 point 1 du décret-loi n°081 du 02/07/1998 portant organisation territoriale et administrative de la RDC.

Cette  commission du Ministère de l’Intérieur et Décentralisation est descendue à Ndembo avec quelques fonctionnaires du district des Cataractes. Selon les premiers éléments en notre possession, forte des éléments glanés sur place (documents écrits, généalogie…) la commission a su se faire une idée exacte de la réalité des faits sur terrain. Ses conclusions sont très attendues pour lever l’équivoque.

            Mais la paix risque d’être mise à mal après les dernières déclarations faites sur une radio de Mbanza-Ngungu, par un certain Bungalo qualifiant les membres de la Commission nationale dépêchée à Ndembo « d’escrocs, d’aventuriers tout en invitant la population à la vigilance et à ne pas croire à leurs ventures.

            Sur place à Mbanza-Ngungu, aucune  réaction n’a été enregistrée, même pas de l’Administrateur du Territoire censé réprimer de tels comportements qui ne sont rien d’autres qu’une rébellion à l’ordre établi. L’AT n’a pas levé son petit doigt pour sanctionner ce comportement inqualifiable, cet acte gravissime de son subalterne, surtout qu’il a fait partie de la commission qui s’est rendue à Ndembo.

            C’est plutôt l’autorité provinciale, dûment informée de la descente de cette commission nationale à Ndembo et des risques que pareilles déclaration pouvait avoir, qui a calmé les esprits, reconnaissant en passant « le caractère authentique et officiel de ladite commission nationale.

            Aujourd’hui, la question qui taraude les esprits est celle de savoir pourquoi l’AT n’a pas promptement réagi. Certaines personnes ont allègrement franchi le pas, laissant entendre que s’il en était autrement, l’AT aurait été le premier à réagir avant Matadi (La province) à l’encontre de son subalterne Bungalo.

D’autres par contre se demandent ce que vient faire la population qu’on invite à la vigilance par une personne qui n’a pas qualité. Qui tire alors les ficelles ?

            Pour éviter le pire, il est grand temps que le Ministère de l’Intérieur et Décentralisation éventre le boa. C’est-à-dire que (la commission nationale) puisse communiquer aux uns et autres ses conclusions. Ceci aura pour mérite de clarifier les choses et de mettre un terme à cette longue période d’incertitude préjudiciable à la bonne marche de ces groupements.

KIMP

Leave a Reply