Barumbu : la jeunesse catholique appelée à promouvoir la paix et le développement durable

A l’occasion de la journée internationale de la paix, observée le 21 septembre de chaque année, les jeunes de la paroisse Saint Eloi et ceux de la chapelle Dieu notre Père de l’ISTA, ont à leur manière, célébré cette journée commémorative sous le thème « la paix à l’Est de la RD Congo », le dimanche 21 septembre 2014, dans la chapelle Dieu notre Père, située dans l’enceinte de l’ISTA dans la commune de Barumbu. Organisée conjointement par les Commissions Justice et Paix des deux paroisses, la manifestation a connu plusieurs temps forts notamment, l’exposé sur « le développement et la paix durable », par le secrétaire de la paroisse Saint Eloi, Séraphin Kalita, les saynètes sur la paix, présentées par le groupe Kizito-Anuarite/Saint Eloi, suivi des champs de paix dédiés à la partie est du pays, exécutés par les chorales Notre Dame de la Paix et Notre Père, respectivement des paroisses Saint-Eloi et de la Chapelle de l’ISTA. Les enfants présents à cette manifestation, ont aussi manifesté leur compassion à l’endroit des victimes de la guerre en RDC, à travers leurs message sur la paix, prononcé en quatre langues nationales.

 Au cours de cette conférence, Séraphin Kalita a rappelé à son auditoire l’historique de cette date, fixée par l’Organisation des Nations Unies en 1981 par la résolution 36/67, puis en 2001 par la résolution 55/282, pour mettre fin aux hostilités et appeler les nations à un cessez-le-feu international, en vue de préconiser la voie de la non-violence. Il a aussi indiqué que la date du 21 septembre n’était pas à confondre avec celle du 1er janvier, qui est la journée mondiale de la Paix, célébrée par l’Eglise catholique Romaine, pour marquer l’unité des chrétiens.

S’agissant de la paix et du développement, Séraphin Kalita a laissé entendre que penser à la paix, c’est penser au développement, car un peuple qui travail pour la paix et le développement, n’a pas le temps de s’adonner à la guerre, de tuer, ni de s’entretuer. Il a alors paraphrasé le Papa Paul VI en ces termes : le développement est le nouveau nom de la paix. Sur la même lancée, Séraphin Kalita a fait également allusion au Secrétaire général des Nations Unies qui affirme que « la paix et la sécurité sont indispensables au progrès social et au développement durable ». Le développement, a-t-il renchéri, c’est la conjugaison de trois facteurs à savoir, le changement de mentalité (facteur culturel), la transformation ou la croissance économique, ainsi que la transformation sociale qui se traduit par le changement dans les institutions. C’est ainsi que le secrétaire de la paroisse Saint Eloi a invité ses locuteurs à retenir et à exercer deux principes fondamentaux sur la paix et le développement, à l’issu de cette rencontre. Il s’agit du principe de droit à un niveau de vie suffisant (accès aux soins de santé, alimentation équilibrée, bien-être familiale, etc.) pour tout être humain, et du principe de la fraternité, qui pousse l’être humain à faire le bien et à changer le regard qu’il porte sur son prochain. Ce principe qui se fonde sur la reconnaissance de l’égalité entre tous les individus et sur la dignité humaine.

Pour leur part, les organisateurs de cette rencontre, représentés par le président de la commission Justice et Paix de Saint Eloi, Dieudonné Koka, et la vice-présidente de celle de la chapelle Dieu notre Père, Alpha Maroy, ont invité la jeunesse de Barumbu à s’intéresser davantage aux sujets qui touchent à l’avenir du pays et au bien-être humain.

 

Myriam IragiMaroy

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