Banque mondiale : 3 milliards de dollars pour la stratégie d’assistance pays 2013 – 2016

Démarrées depuis le 29 mai dernier, les consultations initiées par la Banque mondiale avec le gouvernement, le parlement, la société civile et les différents acteurs de développement, ainsi que les bailleurs de fonds, ont pris fin hier mardi, au Roméo Golf. C’était sur une note de satisfaction, aussi bien pour les organisateurs que sont les responsables de la Banque mondiale avec à leur tête, le directeur des opérations Eustache Ouayoro, que pour le gouvernement Matata Ponyo représenté pour la circonstance par deux de ses ministres, notamment  délégué auprès du Premier ministre chargé des Finances Patrice Kitebi et de l’EPSP Maker Mwangu. Le ministre des Ressources hydrauliques et Electricité a assisté également à la cérémonie de clôture.

Dans son mot de bienvenue, le ministre Délégué auprès du Premier ministre, chargé des Finances a souligné le partenariat qui existe entre le gouvernement congolais et la Banque mondiale, depuis la reprise de la coopération structurelle, avant de féliciter les responsables de cette institution de Bretton Woods pour leur accompagnement de l’exécutif congolais pour le développement de la RDC. Patrice Kitebi a loué particulièrement les efforts déjà entrepris dans le cadre de la 1 ère phase de l’intervention de la Banque mondiale qui couvrait des projets d’urgence, et qui a donné la voie à l’appui apporté à la mise en exécution du DSCRP I et II, et la mise en œuvre des projets de développement durable.
 
Le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Finances s’est réjoui de l’aboutissement des consultations initiées par la Banque mondiale qui permettront à cette institution d’entrevoir la mise en œuvre de sa stratégie d’assistance pays pour la RDC pour la période allant de 2013 à 2016. 
Dévoilant les grandes lignes de la Stratégie d’assistance pays de la RDC, Eustache Ouayoro a épinglé les opportunités à saisir pour 2013 – 2016 qui reposent sur l’environnement macro-économique stabilisé, sur les potentiels hydro-électrique, minier, agricole, immenses, et celui de mobilisation des ressources propres. Il a d’autre part, relevé les besoins identifiés dans  plusieurs secteurs lors des consultations dont entre autres, la nécessité de résoudre les problèmes liés à la corruption, aux tracasseries et au climat des affaires, à la transparence dans les secteurs minier, forestier et pétrolier, ainsi qu’à la bonne gouvernance.
L’objectif visé est de créer davantage des emplois et réduire la pauvreté par une croissance économique accélérée et inclusive.
Devant l’immensité des besoins et peu de ressources, le directeur des opérations de la Banque mondiale a recommandé la sélectivité dans le choix des projets prioritaires, le renforcement  du leadership de l’Etat avec une volonté politique forte pour réussir le pari du développement.
 
Il a insisté sur les trois piliers de la nouvelle stratégie, à savoir compétitivité et emploi, renforcement des capacités du gouvernement et gouvernance, vulnérabilité et résilience.
Le montant du financement pour soutenir cette stratégie d’assistance pays pour 2013 – 2016 s’élève à 3 milliards de dollars. 
Eustache Ouayoro a enfin recommandé que l’on puisse dépasser la phase des intentions pour accéder aux actes qui permettront d’asseoir le développement de la RDC, un pays appelé à un grand avenir de par ses potentialités immenses et sa position géostratégique. Il a enfin émis le voeu de voir la RDC devenir dans l’avenir, un grand contributeur de la Banque mondiale pour aider les pays pauvres.
 
Lors des questions-réponses, le ministre Patrice Kitebi a reconnu l’ampleur des tracasseries qui, a-t-il dit, gênent l’activité économique. La lutte contre ce fléau fait partie de la feuille de route de 100 jours de l’exécutif. Et c’est dans ce cadre que le gouvernement envisage de supprimer les taxes illégales, de lutter contre la corruption, la multiplicité des services dans les aéroports, afin d’améliorer le climat des affaires.
Le ministre Maker Mwangu qui s’est dit préoccupé par les problèmes soulevés dans son secteur, entrevoit de revisiter le système éducatif congolais afin de résorber les faiblesses et de le rendre en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi.
 
                                                                           J.R.T.   

 

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