Banque humanitaire en RDC : le Culpac donne les raisons du blocage

Le secrétaire général du Conseil universel pour la paix des nations  et continents  (Culpac) Daniel Santu  Biko a animé le mercredi 25 juin 2014 une conférence de presse à Gombe. Au menu : les raisons du blocage du projet de création d’une banque humanitaire pour la paix universelle en RDC.

Accompagné de son  conseiller diplomatique  Patrice Salaga, il s’est expliqué longuement sur le retard pris dans la mise en œuvre de ce projet.

Retraçant la genèse de ce dossier, il a fait savoir que la création d’une banque humanitaire est une initiative conçue en 2011 qui a reçu l’appui de l’Union Européenne. Mais le blocage se situe au niveau du financement.

Le Culpac, a-t-il fait observer, a commencé à fonctionner  en 1998 comme une mission humanitaire d’encadrement des veuves, blessés de guerre, orphelins, shégués.

De retour d’un voyage en Occident en 2011, la direction de Culpac  soucieuse d’explorer d’autres pistes, a retenu l’idée de la création d’une banque humanitaire. La partie congolaise devait libérer 3 millions des dollars. L’Union Européenne allait à son tour mettre la main à la poche.

Un bienfaiteur a surgi en la personne de l’opérateur économique Ghassan Dakdallah, président international des actions humanitaires  pour la paix. Mais il se fait que ce parrain,  principal bailleur des fonds du Culpac, a été frappé d’une mesure d’expulsion en RDC. Or,  son mandat court jusqu’en 2016.

L’eurodéputé et ministre des Affaires Etrangères Louis Michel s’est passionné pour ce projet et l’a même plaidé auprès du Chef de l’Etat congolais, lit-on dans le texte remis aux médias le mercredi 25 juin 2014.

 Bloqué depuis lors et incapable de matérialiser l’idée de créer une banque alimentaire en RDC, le Culpac se tourne vers les autorités du pays dans l’espoir de voir ces derniers revoir leur décision à l’endroit de leur président international si cela ne viole pas les lois de la RDC, lit-on.

Le  Culpac compte se servir d’une structure bancaire pour se réorienter vers les domaines comme l’agriculture (semences améliorées, engrais, matériel agricole), la santé par la promotion de la médecine préventive et curative, l’éducation avec des programmes de réhabilitation scolaire, campagne de sensibilisation sur les droits de l’homme…..

La banque en question, telle que conçue par ses initiateurs, devrait être un cadre de recours pour soutenir et financer les projets à caractère humanitaire.

                         Jean- Pierre Nkutu       

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