Banguli sensibilise Kimbanseke sur l’identité kinoise

              Un mois après leurs compères de la commune de Ndjili, les habitants de Kimbanseke ont été sensibilisés sur l’affirmation de l’identité kinoise à l’instar de celle des provinces dont les ressortissants défendent sans relâche.

              Cette sensibilisation faite le samedi 12 juin, a eu pour cadre le centre pastoral Saint Marc de Kingasani II.  Le « prédicateur » de cette « évangile » véhiculée par l’ong qui porte son nom, s’appelle Marco Banguli.  La campagne de sensibilisation que mène depuis quelque temps l’ong « Action Marco Banguli » a pour objectif : l’éveil de conscience du peuple kinois.

 

L’initiateur dit être parti du constat selon lequel les Kinois ont tendance à se rétracter face à l’engagement, en s’adonnant plus à l’amusement.

              Raison pour laquelle, en tant que ressortissant et leader de cette ville, il a levé l’option de sensibiliser les Kinois en vue de les réveiller pour qu’ils s’assument de la même manière que tous les autres compatriotes des provinces qui ne reculent jamais dans la défense des intérêts de leurs terroirs.

              Ce qui a le plus révolté Marco Banguli, c’est le fait  que ceux qui avaient bénéficié de la confiance des Kinois pour les représenter dans les institutions ne font rien pour le compte de Kinshasa.

              Dans le camp des accusés figurent les députés provinciaux et  nationaux élus de Kinshasa.  L’Action Marco Banguli qui se considère comme « une onde de choc qui chemine vers un grand mouvement de prise de conscience de l’ensemble des Kinoises et Kinois », constate que la plupart ne manifestent pas de souci pour les problèmes de Kinshasa.

              Pire, certains d’entre eux semblent s’occuper plus de provinces d’origine de leurs parents que de la ville de Kinshasa qu’ils prétendent représenter.

              C’est ici qu’il établit la différence entre un Kinois et un simple résident de la capitale congolaise. Car, fait-il remarquer, le fait d’habiter  Kinshasa, capitale de la Rdc et siège des institutions nationales, ne fait pas nécessairement de quelqu’un un fils du terroir.

              Mais être Kinois c’est avoir des liens d’appartenance (d’ordre culturel, sociologique, affectif et historique) avec Kinshasa. Et non tout en se réclamant Kinois, on a un cœur tourné vers la province d’origine des parents où on mène des actions et investit au grand dam de son milieu de vie.  D’où cet appel aux Kinois à s’inspirer des erreurs de 2006, pour mieux choisir en 2011 de véritables représentants dévoués pour leur cause.

              Pour éviter toute suspicion, il a tenu à préciser qu’il ne vise pas un quelconque mandat à travers la campagne de sensibilisation qu’il mène. Mais, son seul souci consiste à réveiller les Kinois pour qu’ils sachent aussi revendiquer leur identité politique à l’instar de leurs compatriotes d’autres provinces.       

 

Obama : un modèle à suivre

 

              Définissant le concept d’appartenance à Kinshasa, M. Banguli ne limite pas l’identité kinoise aux seuls natifs de la capitale. Car, l’on peut acquérir par adoption ou mieux le comportement. C’est-à-dire par l’acceptation de Kinshasa comme son milieu de vie dont on doit avoir le souci de l’épanouissement.

L’exemple du président américain Barack Obama devra servir de modèle aux Kinois. Parce que le président de la superpuissance mondiale a été porté au sommet de l’Etat par son souci de défendre les intérêts des Américains et veiller au bien du peuple, en dépit de son origine paternelle qui n’a aucune influence dans sa vie.

              Idem pour les tiers sud-africains qui n’ont que la République sud-africaine comme patrie. Sans l’origine européenne de leurs ancêtres. Ils se sont battus pour faire du pays ce qu’il est devenu aujourd’hui, la première puissance économique du continent.

Dom

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