Bandalungwa sur pied de guerre !

     Une forte tension règne dans la Commune de Bandalungwa depuis dimanche 9 octobre . Et pour cause ! Les délinquants de divers gangs, populairement connus sous le vocable « Kuluna », d’en découdre. Afin de matérialiser cette menace, une ligne de démarcation artificielle – l’avenue Mgr Kimbondo – a été tracée entre les clans. Malheur à celui qui s’hasardera de la franchir. Son sort sera sans doute pire que ce qu’a connu le jeune Welé, leader de l’écurie « Bureau 2 civil ».

     En effet, ce délinquant a échappé de justesse à une mort certaine lorsque sa route a croisé celle de ses pires ennemis, le week end dernier non loin de l’avenue M’Siri. En deux temps, trois mouvements ,ses rivaux se sont rués sur lui en lui assenant des coups de gourdin et autres armes blanches. D’après les témoins, le «général» s’est débattu comme un diable dans un bénitier avant de finalement céder face au surnombre et surtout à cause d’un terrible coup de machette reçu sur la tête. Acheminé dans un centre médical du quartier, il s’en est sorti avec plusieurs sutures au niveau du crane.

     Face à cette situation, ses « lieutenants » du Bureau 2 civil ont juré ni plus ni moins que de le venger de la manière la plus énergique. Pour arriver à cette fin, ils ont fait appel à leurs bouillonnants alliés d’autres écuries telles que « Zembe », « Bataillon Zoulou », les « Magics », etc. afin d’organiser une expédition punitive dans le camp ennemi. Cette rencontre qui a eu lieu solennellement le dimanche dernier à Bandal a créé un vent de panique dans les milieux des vendeurs et des paisibles passants. D’une seule et même voix, tous les alliés ont juré que ce forfait ne restera pas impuni. D’ores et déjà, ils ont promis de faire de dégâts, dans les prochains jours, de l’autre côté de la frontière.

     La population, qui craignait que cet avertissement ne se traduise en acte, n’a rien vu comme action la journée dominicale. Entre-temps, c’est une vraie peur qui s’est installée dans le quartier puisque la bombe n’est pas totalement désamorcée et nul ne sait à quel moment elle peut exploser. D’où l’appel à l’autorité publique de garantir la sécurité et surtout celle de leurs biens durant cette période électorale sensible.

Tshieke Bukasa

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