Bandal : les braqueurs avaient arraché 2.270.000 FC au cambiste Lilonga

cambisteDes langues ont fin par se délier dans l’affaire du braquage de la place de change de l’avenue du 8 décembre. On commence à voir plus clair. Car, toutes les zones d’ombre pourraient se dissiper au fil des témoignages. En effet, le braquage du quartier Bisengo vient de montrer à l’opinion, que la pègre a repris du poil de la bête, ces derniers temps, en ciblant les changeurs de monnaie et les maisons de communications dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa.

A Bandalungwa, comme il faudrait le rappeler, un nouveau témoignage recueilli hier mardi 22 avril 2014, apporte plus des détails sur cet acte de banditisme. Vendeuse ambulante des fruits, Mme Nsimba traversait la place de change avec sa bassine de mandarines sur la tête, quand elle a remarqué trois hommes portant des blousons s’interroger d’abord, sur la personne ciblée par leur groupe, qui n’était autre qu’un jeune cambiste du coin encore présent sur le lieu. Ensuite, ces suspects semblaient attendre le moment propice pour passer à l’attaque. L’un d’eux aux allures de chef de bande a intimé l’ordre d’attendre qu’il y ait moins de piétons et des véhicules pour agir. C’est dire qu’ils étaient arrivés plus d’une demi-heure plus tôt.

Mme Nsimba s’est intéressée à la suite des événements. Debout à quelques 100 mètres, elle verra le groupe des malfaiteurs progresser vers le cambiste et lui chuchoter quelque chose à l’oreille. C’était pour lui exiger de leur remettre les sacs de fonds. A peine le trio venait de le quitter, suivi par un de leurs, que deux coups de feu ont retenti. Un des bandits venait de tirer en l’air.

Un oncle de la victime abordé par Le Phare, a laissé entendre qu’Albert Lilonga Moloto, son neveu, traumatisé par ce braquage, et encore sous le choc, ne s’est pas rétabli psychologiquement. Cette extorsion lui a fait perdre la somme de 2.270.000 FC, 310 Euros, quatre colliers en or et une montre de marque Cartier. Tel est le butin emporté cette nuit-là par les braqueurs.

         Aujourd’hui, la police estime qu’elle a recueilli assez d’éléments qui lui fournissent des pistes pour identifier ces fameux braqueurs de la place de change du 8 décembre.

         Pendant qu’au quartier Bisengo à Bandalungwa, les cambistes craignent de reprendre leurs activités, à la suite de nombreux cas d’attaques, au quartier Kingabwa, dans la commune de Limete, les mêmes craintes sont partagées par les commerçants qui ferment tard leurs boutiques et magasins. Entre 22 heures et 1 heure du matin, ce sont des hommes en uniforme qui sillonnent les rues noires ou faiblement éclairées. Généralement, ils se déplacent à deux, trois ou quatre, cherchant à rançonner la population. Une rencontre avec ces inciviques se termine toujours par l’extorsion de biens de valeur, tels que des téléphones portables et autres bijoux en or.

         Mme Winnie Kankolongo, demeurant sur avenue Bobozo n° 29, quartier Mandrandele, revenait le vendredi 19 avril dernier, vers 22 H, à Kingabwa. Elle transportait un bidon en plastique contenant 16 litres de gas oil.  Deux hommes en tenue l’ont alors pourchassée et c’est sur l’avenue des Poids lourds, à la hauteur de l’arrêt de bus Iveco, que ces inciviques lui ont exigé ses pièces d’identité comme vendeuse de carburant. Toutes les explications fournies n’ayant pas satisfait les deux gaillards, ils lui ont arraché sa marchandise, ainsi que la somme de 250 dollars trouvés dans son sac à main.

         Après le coup, ces hors la loi poursuivaient leur ronde, quand des éléments patrouilleurs de la police alertés par la dame, les ont surpris en train d’interpeller des piétons et de fouiller leurs colis. Interrogés, ces délinquants ne disposaient d’aucun document de service. Ils ont été appréhendés et acheminés au service d’enquête de la Police provinciale de la ville de Kinshasa, sur l’avenue du 24 novembre. Il s’agit de Kabasele Lukusa et Amoni Sanka Mbela.

 J.R.T. 

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