Bahati Lukwebo suspend 49 services privés de placement

Modeste Bahati. (droits tiers)C’est au total 49 services privés de placement (SPP) évoluant dans l’illégalité et au mépris des textes légaux et réglementaires qui régissent le secteur du travail en République Démocratique du Congo que vient de suspendre le ministre Bahati Lukwebo de l’ETPS (Emploi, Travail, Prévoyance sociale).
Cette communication a été faite au cours d’une conférence de presse animée par le ministre de l’ETPS, le samedi 15 novembre 2014 en la salle des conférences du Centre interdiocésain à la Gombe.
Hormis la presse conviés à cette activité, étaient également présents la Directrice Générale de l’Office National de l’Emploi en RDC, Angélique Kikudi Héliane ainsi que les différents membres et services de cette institution.
Le ministre de l’ETPS a fait part de son regret de constater que sur la septantaine de SPP que compte la République, 21 seulement sont en règle alors que les 49 autres continuent à violer la législation congolaise en matière du travail.
Bahati Lukwebo a déclaré que ce comportement est contre la loi car ces entreprises n’ont ni la sous-traitance et moins encore la sous-entreprise pour rôle si ce n’est celui de mettre en contact les demandeurs d’emplois aux offreurs d’emplois et vice versa.
Le ministre de l’ETPS a en outre fait savoir que cette mesure  à l’ordre intervient après des actions de sensibilisation et des rappels notamment, la lettre n°22 du 17Aout 2011 de l’Inspecteur Général du travail interdisant aux SPP de gérer le personnel placé dans les entreprises et établissements;
la première Table-Ronde des SPP tenue en décembre 2013 par l’ONEM avec l’ONEMO de Brazzaville ou plusieurs recommandations et résolutions ont été formulées;
le Communiqué de presse du 18 décembre 2012 de l’ONEM suspendant provisoirement certains SPP pour violation des normes légales et réglementaires.
Enfin, le ministre de l’ETPS a estimé que cette liste des SPP non en règle à la législation congolaise devait être rendue publique en vue de protéger les intérêts des travailleurs qui constituent des facteurs de production. Avant d’indiquer que des recours en bonne et due forme peuvent être introduites.
Saluant pour sa part cette décision de l’autorité de tutelle, la DG de l’ONEM, Angélique Kikudi Héliane, a rappelé que le partenariat public –privée est un fait consacré dans la loi portant Code du travail et les dispositions réglementaires d’application de celle-ci.
Elle a déclaré que les droits des uns comme des autres doivent être protégés et surtout ceux des travailleurs qui constituent les maillons les plus faibles. Ainsi, elle a indiqué que la seconde édition des Tables Ronde des SPP prévue en décembre prochain aura bel et bien lieu.
Melba Muzola

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