Atelier de Kinshasa sur Inga 3 : la RDC et les bailleurs dans les derniers réglages

Le projet de construction du barrage Inga 3, au site du même nom, sur le fleuve Congo, s’achemine vers sa phase de finalisation. La République Démocratique du Congo – terre d’accueil du futur ouvrage – la République Sud-Africaine – identifiée comme principale consommatrice – et les bailleurs de fond, notamment la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement, la DBSA et l’IDC se trouvent réunis, depuis hier mercredi 24 juillet 2013, dans un atelier de trois jours au Grand Hôtel Kinshasa (24 – 25- 26 juillet).

            A l’initiative du ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité, en partenariat avec la BM, la BAD, la DBSA et l’IDC, décideurs politiques et experts échangent autour du « processus adapté de sélection du Développeur de Inga 3, du chronogramme détaillé du projet et de l’organisation institutionnelle du projet ou des lois spécifiques sur Inga. La rencontre de Kinshasa fait suite, indique-t-on, aux ateliers de Paris, tenus en mai dernier, à l’occasion desquels les parties prenantes avaient été informées de la conclusion des études de faisabilité du projet.

            Ainsi, hier mercredi à l’ouverture de l’atelier de Kinshasa, Jamal Saghir, Directeur des Opérations de la Banque Mondiale pour l’Afrique a-t-il rafraîchi la mémoire de tous, au nom des bailleurs de fond, en confirmant le soutien sans réserve de ceux-ci au projet, tant dans sa phase actuelle de finalisation des études préparatoires que dans celle de réalisation future des travaux de construction. Il a recommandé aux participants d’examiner toutes les facettes du projet, aux plans des risques techniques et financiers mais aussi de non respect des délais. A cet effet, le gouvernement congolais, à travers le ministère des Ressources Hydrauliques et de l’Electricité, a été exhorté à élaborer un calendrier détaillé relatif à toutes les phases de conduite du projet, des études de faisabilité à leur matérialisation, en passant par la confirmation du « client », la sélection du Développeur et la mobilisation des fonds, etc. L’échéancier du projet devrait être scrupuleusement respecté, a tenu à souligner le porte-parole des bailleurs de fond. Ceux-ci, a-t-il indiqué, tiennent à voir le gouvernement congolais rendre disponible un document contenant tous les termes de référence, de manière à permettre à ses différents partenaires et surtout aux candidats développeurs de lever des options au sujet des projets de designs, des modalités de financement, de libération des fonds et d’exécution effective des travaux d’Inga 3.

            Les bailleurs ont salué au passage la participation d’une délégation de la République Sud-Africaine, principale cliente d’Inga 3, à l’atelier de Kinshasa, car elle constitue le gage de son engagement à partager les idées sur sa mise en chantier et les risques de son financement.

            En marge de la réunion de Kinshasa, les bailleurs de fond attendent du gouvernement congolais la levée, dans le meilleur délai, d’options claires relatives au montage financier du projet en raison de l’énormité de son coût, à savoir 15 milliards de dollars américains ; à la protection des intérêts du Congo et du peuple congolais, dont les besoins en énergie électrique devraient être satisfaits en priorité et ; enfin, à la transparence dans le processus de sélection du développeur du projet.

                                                                                  Kimp

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