Assassinat de Me Kahasha : sa veuve et ses orphelins veulent voir clair

guillaume-kahasha-photoLa veuve Clara Bashibirira ainsi que les orphelins de maître Guillaume Kahasha-Ka-Nashi Bahala, assassiné devant la parcelle de son père, dans la commune de Ngaliema, dans la nuit du 7 au 8 septembre 2013, par des hommes à main armée, veulent voir clair au sujet de cette mort. Ils se sont constitués parties civiles au procès qui oppose le ministère public aux présumés assassins du défunt, au Tribunal Militaire de Garnison de Ngaliema. En clair, la famille de l’illustre disparu est devant la justice pour obtenir la condamnation de toute personne qui a participé de près ou de loin, à la mort de Me Guillaume Kahasha. Parmi les prévenus, il y a,  Amisa Kiza, Raphael Kibuka, Grâce Kahasha et consorts. Association des malfaiteurs, meurtre, non assistance à  personne en danger : telles sont les infractions retenues par le ministère public dans le chef des prévenus.

Selon Me Ngonji, avocat de la veuve, sa cliente et ses enfants poursuivent l’ensemble des prévenus, à l’exception de  Patrick et de Jean Kahasha.  Pour éclairer sa religion concernant l’assassinant de feu Kahasha, le tribunal  militaire a appelé aussi certains témoins de ce drame à venir  témoigner en qualité de renseignants. C’était au cours de l’audience foraine du vendredi 25 avril 2014, à la Prison Militaire de Ndolo. Cette cause inscrite sous le RP 873/013 a été renvoyée au 9 mai 2014, afin d’examiner les mémoires uniques lui adressés par les parties au procès.

En effet, il était question à cette audience du 25 avril 2014 que le tribunal des céans puisse se prononcer par un jugement avant dire droit concernant la mise en liberté définitive d’un des prévenus mais ce devoir n’a pas été respecté au motif qu’il s’agit de nouveaux mémoires uniques déposés au greffe par certains avocats des parties au procès. Et comme le tribunal doit procéder à leur lecture pour un procès équitable, la cause est remise à deux semaines. Le deuxième motif de la remise de cette cause est que l’avocat de la veuve Clara Bashibirira devrait s’imprégner du dossier pour mieux asseoir son argumentaire.

Il y a lieu de rappeler que c’est le procureur militaire qui avait mis la main sur un certain nombre des présumés assassins de Me Kahasha l’année passée, ainsi que leurs complices. C’est sur base d’une décision de renvoi que le tribunal militaire de garnison de Ngaliema est saisit du dossier.

 Qui fut Me Kahasha ?

L’illustre disparu était deuxième d’une famille nombreuse. Il a laissé six orphelins. Il avait obtenu son diplôme en droit à l’Université de Kinshasa. Au plan professionnel, il fut cadre dans plusieurs entreprises, etc.

Muriel Kadima    

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