Après la pluie, les avenues des Huileries et Bokassa sous eaux

La forte pluie qui s’est abattue dans l’avant-midi du vendredi 24 octobre dernier, a provoqué une inondation monstre sur l’avenue des Huileries, précisément dans sa jonction avec l’avenue Itaga et à la hauteur du marché municipal Lufungula, dans la commune de Lingwala, ainsi qu’au croisement des avenues du Commerce et Luambo Makiadi (ex-Bokasa). Devant ces lacs artificiels, le seul moyen de locomotion pour les piétons était le transport à dos ou à bord d’un charriot,  moyennant quelques billets de banque. 

            Les véhicules étaient obligés d’emprunter d’autres avenues pour éviter de s’embourber en entendant que le niveau des eaux baisse.  Les usagers et les riverains de ces avenues assistent toujours impuissants à ce spectacle désolant à chaque pluie qui s’abat dans la ville province de Kinshasa.

            Les usagers de l’avenue des Huileries par exemple, imputent cette situation à l’étroitesse de la canalisation assurant l’évacuation des eaux de pluie. Et aussi le manque d’entretien de l’environnement qui bouche constamment le caniveau. Ne trouvant pas de passage, ces eaux finissent par se frayer de voies dans les parcelles et les avenues avoisinantes, inondant également bon nombre des maisons d’habitation. C’est le cas de l’avenue Démocratie où les eaux de pluie atteignaient jusqu’au niveau des genoux, avec des risques d’électrocution sur les câbles électriques dénudés que compte cette avenue.  Conséquence, la circulation le long de ce tronçon a été perturbée, durant presque tout l’avant-midi.

            Certains observateurs s’indignent de l’indifférence des services de Travaux publics de la ville de Kinshasa qui, bien que sachant que l’avenue des Huileries est depuis des années submergée par les eaux de pluie, ne pensent pas réaliser des travaux de réfection de ce tronçon pendant la grande saison sèche qui vient de s’écouler.

            Sur l’avenue Bokasa également, il était pratiquement impossible de poser les pieds par terre.  Les passants tout comme les automobilistes ont éprouvé des  difficultés pour atteindre le centre-ville. A chaque grande pluie, qui tombe, les transporteurs en provenance des communes  de l’Est de la capitale (Kingasani, Kimbanseke, Masina, Matete, Ndjili, Lemba, etc), ont du mal à traverser l’ex Bokassa, qui est la principale artère pour regagner rapidement le centre-ville. Non loin de son croisement avec l’avenue Rwakadingi,  l’on pouvait remarquer à cet endroit, une montagne faite de boues et des déchets ou ordures ménagères charriés par les eaux de pluie.

            Cette situation qui a provoqué l’impraticabilité de ce tronçon, n’a pu être contournée qu’avec l’arrivée des personnes de bonne volonté pour dégager la route, en se servant des pelles et autres instruments.

Un nouveau boulot

            Ces jeunes des quartiers environnants se sont improvisés comme secouristes pour aider les piétons à traverser ces lacs artificiels, moyennant paiement. Jeunes, vieux, femmes et hommes, tous, ont eu recours à ce moyen rudimentaire de transport qui a constitué un véritable fonds de commerce. « Dieu sait comment secourir les pauvres ! Je ne savais comment nourrir ma famille aujourd’hui ! Et voilà que dame pluie m’a procuré un emploi qui m’a permis de gagner quelques sous ! Ce jour-là, jai pu constituer une somme de 10.000 FC ! », s’est exclamé un jeune homme qui s’est lancé dans cette activité aussitôt que la pluie avait débuté.

Perside Diawaku

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