Après Mokia, Chalupa, Diomi…: Bomanza dans le collimateur de la justice

IMG_5035Après avoir suivi avec attention, ces derniers jours, les rumeurs en circulation au sujet de son imminente interpellation par la justice, Jean-Baptiste Bomanza en a eu le cœur net le dimanche 23 juin 2013. C’était juste au moment où il venait de quitter sa résidence, sur rue Maluku, dans la commune de Barumbu, en vue de participer à la fête organisée en l’honneur du nouveau gouverneur élu de l’Equateur, Louis Koyagialo, chez le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo.

C’est en pleine rue que cet acteur politique de l’Opposition, membre de l’Union pour la Nation (UN) et conseiller politique de Jean-Pierre Bemba, président national du MLC en détention préventive au centre pénitencier de la CPI (Cour Pénale Internationale) depuis 2008, a été interpellé par un huissier de justice porteur d’une invitation du Parquet général près la Coup d’Appel de Kinshasa/Gombe libellée en son nom. L’essentiel du message consigné dans ce document portait sur sa présence physique, à l’office d’un officier du ministère public, ce mardi 25 juin 2013 à 10 heures, pour une communication le concernant.

Deux faits ont particulièrement intrigué Bomanza, à savoir le dépôt d’une invitation de la justice entre ses mains sur la voie publique et l’accomplissement de cette formalité un jour non ouvrable. Pourquoi dans la rue et un jour férié ? Les deux interrogations sont demeurées sans réponse.

Mais, en à croire des investigations menées par Bomanza et ses camarades de l’Opposition, derrière l’invitation du Parquet Général près la Cour d’Appel de Gombe se cacherait un opérateur politique de la Majorité. Ce dernier aurait articulé une plainte contre lui pour imputations dommageables. Cette infraction serait-elle liée aux débats politiques auxquels participe régulièrement le conseiller politique de Jean-Pierre Bemba sur les plateaux de télévision de plusieurs médias de la place ?

Si tel serait le cas, des poursuites judiciaires seraient difficilement justifiables car Bomanza est couvert, à l’instar d’autres acteurs politiques de l’Opposition, par l’Article 15 de la Loi portant organisation et fonctionnement de l’Opposition politique. Aux termes de cette disposition légale, les propos tenus par les membres de l’Opposition politique dans le cadre strict de leurs activités politiques ne devraient pas faire l’objet de poursuites judiciaires.

Etant donné que Jean-Pierre Bomanza se trouve tout de même dans le collimateur de la justice, certaines sources laissent entendre qu’il pourrait remplacer Gabriel Mokia à la prison centrale de Makala, que ce dernier va quitter à la fin de ce mois, après y avoir passé plus de trois ans. Une cabale en gestation pourrait faire de l’intéressé le nouveau compagnon d’autres opposants actuellement incarcérés dans ce lieu, notamment Jacques Chalupa et Eugène Diomi Ndongala.

Kimp

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