Après l’alerte des statuts, les témoins de l’UDPS inquiets

Après la chaude alerte de la semaine dernière provoquée par la tentative de remise en cause, par l’ex-fondateur Diayikwa, des statuts de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) adoptés lors du Premier Congrès tenu du 10 au 14 décembre 2010 à Kinshasa, une nouvelle source d’inquiétude est apparue au sein de ce parti. Il est fait état, dans les milieux proches de la formation politique chère à Etienne Tshisekedi, d’une initiative bizarre attribuée à un dissident proche du sanctuaire de Righini.

Celui-ci, ministre de Dieu de son état, aurait donné un coup de fil du côté de la Commission Electorale Indépendante (CEI) pour demander, soutient-on, à cette institution d’appui à la démocratie de ne pas accréditer les témoins que s’apprête à présenter l’UDPS, aux quatre coins du territoire national, pour la surveillance des opérations de vote et de dépouillement, conformément aux dispositions de la Loi Electorale. Le correspondant de la CEI aurait invoqué, affirme-t-on, la persistance des conflits internes au sein de ce parti pour estimer qu’aucun témoin/UDPS ne devrait être enregistré avant la liquidation du contentieux lié, selon lui, à la querelle de légitimé des animateurs de la fille aînée de l’opposition.

A Limete comme dans les états-majors fédéraux de l’UDPS, les différents responsables sinterdisent tout commentaire en attendant de juger, le moment venu, la CEI sur pièce. L’optimisme et le calme semblent de rigueur car l’on est convaincu, au niveau des instances dirigeantes de ce parti, que les actes du Premier Congrès, entre autres les statuts, finalement notariés au niveau de l’administration urbaine de Kinshasa et enregistrés au Journal Officiel le jeudi 27 janvier dernier, ne peuvent plus faire l’objet de contestation.

Le Congrès étant l’instance suprême de l’UDPS, il est permis de croire que les dépositaires du pouvoir d’Etat comme les tiers n’ont aucun pouvoir pour le remettre en question, encore moins des individus n’ayant qualité pour aller contre la volonté des congressistes. S’il y a nécessité de revisiter les statuts révisés et légalisés, il faudrait rentrer devant le Congrès.

Jacques Kimpozo

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