Amélioration de conditions salariales du personnel scientifique de l’Esurs : le dossier sur la table de Joseph Kabila

joseph_kabila_congo_flagN’ayant pas obtenu  gain de cause au niveau du gouvernement au sujet du dossier des rémunérations, le Collectif des   associations et syndicats des corps scientifique et administratif de l’ESURS  a saisi le président Joseph Kabila.

         En effet, dans une correspondance adressée au Chef de l’Etat et déposée au service courrier  de la présidence le 29 avril 2014,  le syndicat s’en remet   à l’intervention de celui-ci en sa qualité de magistrat suprême et garant de la paix sociale.

         Avant cela, le syndicat rappelle au président Kabila qu’il saisit cette  opportunité pour  lui adresser  ses revendications de justice et d’équité dans la répartition de l’enveloppe  salariale, lesquelles revendications avaient été à la base de la grève déclenchée en juillet 2013.

         Et ladite grève observée à travers toute la République avait été suspendue suite à un compromis trouvé  de commun accord avec le gouvernement autour de trois points. Entre autres, la disponibilisation d’une somme de cinq cents millions de francs congolaise en guise de gage de bonne volonté du gouvernement depuis aout 2013 ; institution d’une commission des effectifs du personnel de l’Esurs et des établissements fictifs pour que les économies  dégagées soient rétribuées au personnel scientifique et administratif    afin de réduire les écarts salariaux avec le corps académique dans le budget 2014 et enfin la constitution d’une banque de données des effectifs du personnel, des établissements et centres de recherche de l’Esurs.

         De toute cette feuille de route, le syndicat informe le président de la république que le gouvernement n’a pas agi  dans le sens de donner satisfaction à leurs revendications.  Comme preuve, le Syndicat indique au Chef de l’Etat que les cinq cent millions de  francs congolais n’ont jamais été versés dans le compte «salaire» du personnel scientifique et administratif de l’Esurs.

         Quant aux résultats des différents  contrôles effectués sur le terrain,  ceux-ci ont mis à nu un vaste circuit de coulage des fonds publics, notamment  le déblocage de   près de cinq milliards trois cent et un million septante trois cents quarante et un mille franc pour la paie de dix mille deux cents septante et un  agents fictifs provenant des septante établissements et vingt-sept centres de recherche fictifs ; cent vingt milliards sept cent douze millions cinq cent mille des frais de fonctionnement d’investissement déclarés mais qui n’arrivent pas à destination et enfin,  un gonflement des effectifs au niveau des deux secrétariats généraux de l’Esurs, soit huit cent vingt-cinq agents fictifs.   Alors que le syndicat s’attendait que cet écart soit gommé, rien n’a été fait, voici pourquoi le syndicat a sollicité l’intervention personnelle du chef de l’Etat pour avoir gain de cause.

VAN   

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