AIR France au chevet de LAC ou de la RDC ?

Air-France-KLM-avionLe transport aérien est de nouveau à l’ordre du jour. La desserte des lignes intérieures semble préoccuper le gouvernement Matata qui ne cesse de multiplier des audiences avec les transporteurs aériens étrangers en vue de trouver des solutions satisfaisantes à cette question.

 L’opinion se souviendra qu’à la suite des déclarations du ministre des Transports et Voies de communications du haut de la tribune du Sénat, une intense activité avait été déployée sur le continent africain et en Europe pour chercher les voies et moyens susceptibles d’aboutir à la création d’une nouvelle compagnie aérienne nationale pour la RDC.

Les responsables de Brussels Airlines, Turkish Airlines, Kenya Airways et Ethiopian Airlines à divers échelons ont été mis à contribution pour se prononcer sur cette épineuse question. La presse s’est fait l’écho de plusieurs scenarii qui seraient sur la table du Premier ministre.

Les derniers dirigeants à répondre au rendez-vous de la primature sont ceux de la compagnie nationale française Air France. Au menu de leurs entretiens : la reprise des vols sur le plan intérieur en vue de la couverture totale de toutes les provinces du pays.

Nous avons approché des experts en la matière pour avoir un plus grand éclairage sur cette formule. Suivant un haut responsable de l’Autorité de l’aviation civile (AAC) qui a préféré s’exprimer sous le sceau de l’anonymat, l’exploitation aérienne est régie par des normes et règlementations internationales. ll n’est pas donné à tout transporteur aérien d’opérer n’importe où et comme bon lui semble.

            Dans le cas d’espèce, Air France ne peut pas exploiter plus d’un point à l’intérieur d’un pays étranger à la France. Cela tombe sous le coup du cabotage sévèrement interdit par la Convention de Chicago. Tout au plus, si Air France veut aider la RDC à résoudre cette équation de l’exploitation des vols domestiques, elle doit s’associer à la compagnie aérienne nationale existante pour opérer en son nom. En clair, elle doit travailler en synergie avec LAC (Lignes aériennes congolaises). A défaut, si la RDC passe outre cette restriction, elle sera obligée de l’accorder à tous les autres transporteurs étrangers qui en feraient la demande.

            Du côté de la compagnie aérienne nationale, la situation est suivie de très près par la Délégation syndicale nationale et celle du siège. Le Président Jean Lalu Telamambu est descendu en nos bureaux pour nous faire part de sa vision du dossier.

            Selon ce cadre des Lignes aériennes congolaises, les dirigeants de LAC ont toujours proposé le partenariat matériel et financier bien négocié avec des partenaires crédibles, notamment des transporteurs aériens de grande notoriété, comme l’une des voies de sortie pour la relance du transporteur aérien national. Si aujourd’hui Kenya Airways est parmi les compagnies les mieux cotées du continent, cela est dû à son partenariat du genre avec la compagnie KLM. Et pourtant, au début, le bulletin de santé de Kenya Airways était plus alarmant que celui présenté par LAC aujourd’hui.

A ses dires, aujourd’hui Brussels Airlines en est à sa seconde faillite. Mais les autorités belges ne l’ont pas abandonnée pour autant. Elle est partie de la Sabena, en passant par SN Brussels. Son actionnaire majoritaire est la compagnie allemande LUFTHANSA qui détient plus de 30% du capital.

            Partout ailleurs dans le monde de l’aviation civile, des rassemblements s’opèrent pour la constitution de grands groupes commerciaux capables de faire face à la rude concurrence en offrant de meilleurs services à leurs clientèles. Ce qui est valable ailleurs peut aussi l’être en RDC, à condition qu’il y ait une volonté politique clairement affichée. Enfin,  il sied de noter que la création de nouvelles compagnies performantes s’opère avec des compagnies existantes et non pas ex nihilo ».

            Du côté politique, les observateurs avisés notent un rapprochement de la Rdc avec la France dans le domaine des transports. En effet, la compagnie urbaine de Transport TRANSCO a été confiée aux Français de la même manière que Bolloré lorgne vers la Société congolaise des transports et des ports, ex-Onatra. L’on ne serait pas surpris de voir Air France convoler en justes noces avec Lac.

            Un fait à signaler, à toutes les audiences accordées aux dirigeants des compagnies aériennes étrangères, on note une absence notoire de leurs collègues des Lignes aériennes congolaises, de même que celle des responsables de L’AAC. Quid ?                                   KIMP

One Comment

  1. Bien,je voulais dire tout simplement que vous ne comprenez rien de tout ce qui se passe.
    Surtout,le syndicaliste et le soit-disant expert de la AAC.
    Il ne s’agit pas de LAC SUITE mais,plutôt d’une nouvelle compagnie.Donc, au syndicaliste, surtout celui-ci …cité ci-haut et connu par ses méthodes, …qui a depuis endormi le personnel,de chercher à sauvegarder ce qui l’est encore.
    Au soit-disant expert : qu’il sachent qu’il n’ai pas le premier à connaitre cette HISTOIRE de cabotage,… ses amis experts … et conseillers de Matata connaissent cela.
    Sinon qu’il me dise par quelle formule KORONGO AIrlines exploite en RDC parcequ’il connait très bien que c’est un prolongement de SN Brussels.
    Ils ne sont les seuls à connaitre les tenants et les aboutissants des choses.
    Bref, ils sont de mauvaises foi.

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