Agriculture familiale : les goulots d’étranglement

agriculture-RDC_cVanCoolen-Eureka-Slide-reporters-REALes lampions de la semaine des conférences débats sur l’évolution de l’agriculture familiale en République Démocratique du Congo se sont éteints le samedi 15 novembre 2014 à l’Espace Texaf Bilembo dans la commune de Ngaliema. C’était dans le cadre de « l’année internationale de l’agriculture familiale et la sécurité alimentaire » décrétée par les Nations-Unies et l’Union Africaine pour l’année 2014.
Organisée par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, avec l’appui du Projet d’appui à la réhabilitation et à la relance du secteur agricole (Parssa), le Fida. Cette semaine d’échanges a porté sur des questions pertinentes et sensibles sur l’agriculture pratiquée par les paysans en particulier et les organisations paysannes congolaises en général. L’objectif de ces discussions était de réfléchir sur l’agriculture familiale afin de promouvoir son développement.
Les participants à cette rencontre ont, à chaque étape formulé quelques recommandations et proposé des pistes de solution pour l’épanouissement des familles paysannes et faire progresser l’agriculture artisanale. A cet effet, ils ont, tous noté qu’il faut pratiquer une agriculture intensive, de la diversification et de l’étalement de la production tout au long de l’année par la mise en place de certaines approches. Notamment , les bonnes  pratiques agricoles comme la gestion intégrée de production et protection des cultures; militer pour l’éradication de nombreuses maladies qui se transmettent par les graines: viroses, bactérioses, maladies fongiques ; acquisition régulière des semences certifiées, désinfecter des semences autoproduites ; promouvoir des pratiques  culturales amenant à réduction d’usage de certains pesticides considérés comme dangereux ; préserver l’environnement en évitant autant que possible toute
source de pollution liée à la production; maintenir et améliorer la fertilité à long terme et l’activité de la faune du sol ; augmenter le revenu des producteurs en réduisant les coûts de la production en utilisant des ressources renouvelables au niveau local ; etc.

Difficultés

Les recommandations sont directement liées à certains problèmes cruciaux pour lesquels les paysans ne savent à quel saint se vouer. Les participants ont relevé l’insuffisance de terres arables  pour l’agriculture à cause de la spoliation des sites maraichers ; manque des moyens financiers, l’insuffisance des matériels agricoles ; manque des semences de qualité; manque de moyens de transformation et de conditionnement  des produits ; manque de dépôts pour l’entreposage ; etc.

Pistes de sortie

Les séminaristes ont recommandé l’élaboration d’un plan d’aménagement du territoire et de micro-zonage effectif, afin de mettre fin à la spoliation des sites maraichers.
C’est ainsi qu’ils ont donné quelques indications afin de relever le défi, parmi lesquelles : zéro déforestation et pas d’effet rebond ; viabilité économique, ce qui sous-entend une économie fiable et durable ; itinéraire technique et calendrier des opérations parfaitement précis et vulgarisable ; etc.
Dorcas NSOMUE

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