Affaire Snel-MagEnergy: Mystère !

Alors que le ministère public requiert 5 ans de SPP contre Yengo et Muhiya qui ont plaidé non coupables, une nouvelle affaire s’invite à la barre : la disparition mystérieuse de 9 millions de dollars !

Le ministère public a requis cinq ans de servitude pénale principale contre les prévenus Yengo Massampu et Muhiya Lumbu, respectivement Adg et adf de la Société nationale (Snel), poursuivis pour détournement des fonds de la société MagEnergy, alloués à fiabilisation du G23 d’Inga II. L’audience de lundi fait suite à celle de vendredi, reportée pour permettre la comparution des témoins. Etaient là comme renseignants et devant être auditionnés à l’audience de lundi, les représentants de la Banque internationale de crédit (BIC), de Raw Bank, d’Afriland et de MagEnergy. Mais ils n’ont pas été entendus, la Cour ayant estimé que leur « audition était superfétatoire ».

Dans leur ligne de défense, les avocats ont plaidé non coupables en faveur de leurs clients, en faisant valoir que si détournement il y avait, il est antérieur à la gestion de Yengo. Ils ont, en outre, porté à la connaissance de la Cour que la Convention entre Snel et MagEnergy a été signée à l’époque où Vika di Phanzu était Adg. Au sujet de la totalité de fonds à hauteur de 23 millions Usd de MagEnergy dont le détournement est imputé aux prévenus, les avocats ont expliqué que leurs clients avaient insisté sur le fait que la traçabilité des fonds destinés à fiabiliser G23 était conçue de sorte que tous les mouvements de fonds s’opéraient entre MagEnergy comme pourvoyeuse de fonds et l’entreprise italienne Franco Tosi Mecanicca comme entrepreneur sur le terrain. Qu’en est-il de 9 millions qu’on dit portés disparus sur 23 millions Usd ? Réplique des avocats : la question est à poser plutôt au comité de gestion qui a existé avant le comité Yengo.

« Pourquoi le groupe 23 n’est toujours pas mis en service dans le délai alors que les fonds étaient disponibles ?» s’est, en outre, interrogé le juge.

Au sujet de 6,5 Usd, ils ont, comme lors des audiences passées, insisté sur le fait que ces millions demandés et obtenus auprès de la BIC étaient pour le parachèvement des travaux du Groupe 23 d’Inga II tandis que les 4 millions Usd étaient destinés au pivot de Zongo et à l’amélioration de la desserte à Kinshasa.

Appelés à réagir aux vues développées par les uns et les autres, les prévenus ont déclaré, mains sur le cœur, faire confiance à la justice.

L’affaire a été prise en délibéré et la Cour entend se prononcer dans « le délai de la loi ».                             

D-I.K

 

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