Affaire Diomi : le PGR s’explique

Au lendemain de l’agitation et de l’émotion qu’elle a suscitées à travers la ville, l’affaire qui oppose Eugène Diomi Ndongala à la justice a été expliquée hier jeudi 28 juin au public par le biais de la presse. C’est le PGR (Procureur Général de la République) en personne, Flory Kabange Numbi qui a apporté l’éclairage sur cette affaire qui défraie la chronique.
Selon le Pgr, du face-à-face avec les hommes des médias avait pour but de lever l’équivoque autour de cette affaire judiciaire. Car, a-t-il indiqué, certaines mauvaises langues l’accusent acharnement sur un homme politique de la tendance opposée au pouvoir.
Ensuite, le Pgr a présenté succinctement les faits pour lesquels l’honorable Eugène Diomi Ndongala est poursuivi en justice.
Il lui est reproché, en effet, d’avoir eu des relations sexuelles avec deux filles mineures d’une même famille, âgées respectivement de 15 et 16 ans.
Interrogées, les victimes ont avoué les faits en renseignant en outre que ce n’est pas la première fois qu’elles ont eu des relations intimes avec le président de la Démocratie Chrétienne, a poursuivi le Procureur Général de la République.
Le père des victimes qui était sur place, a dit les avoir lui-même surprises à l’Hôtel Green Garden dans la journée du mercredi 27 juin.
Par ailleurs, le Pgr a dit ne pas comprendre l’attitude affichée cette fois-ci par Eugène Diomi en refusant de se présenter. Pourtant, il s’était toujours montré prompt à répondre chaque fois qu’une convocation lui était lancée.
Quant au grief porté contre lui, il a dit que l’affaire relève du cas de viol sur mineure d’âge et doit être jugée en procédure d’urgence.
Concernant la sanction y afférente, la loi prévoit 7 à 20 ans de servitude pénale pour l’infraction de viol sur mineure avec une amende allant de 800.000 à 1.000.000 de Fc.
 
En outre, le Procureur Général de la République a fait savoir si  le présumé violeur continuait sa cavale jusqu’au-delà de 5 ans, lorsqu’on l’attrapera la procédure ne sera plus d’urgence. Elle redeviendra normale. D’où en ce moment-là, le parquet devra écrire au bureau de l’assemblée nationale pour solliciter la levée de son immunité parlementaire.
Mais pour le moment, si on met la main sur lui, il doit être jugé en procédure d’urgence. Le père des victimes a confirmé l’accusation, indiquant que c’est lui-même qui a attrapé ses filles « « en flagrant délit » avec Diomi.
Toutefois, il n’a pas donné des preuves de cette fragrance.  Le père des victimes répond au nom de Kambala Kasuyi.
 
Dom

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