Affaire Chebeya : La VSV exige la sécurisation des avocats des parties civiles, des renseignants et des défenseurs des droits humains

 


La Voix des sans-voix pour les droits de l’homme (VSV) exprime ses vives préoccupations sur la sécurité des avocats des parties civiles et de certains renseignants dans l’affaire Ministère public et parties civiles contre les prévenus colonel Daniel Mukalày wa Matezo et consorts consécutivement à l’assassinat de monsieur Floribert CHEBEYA BAHIZIRE et Fidèle BAZANA EDADI, respectivement Directeur Exécutif et chauffeur, tous deux membres effectifs de la VSV.

    En effet, lors de l’audience du jeudi 20 janvier 2011, un des avocats a porté à la connaissance de la Cour qu’il venait d’entendre curieusement son nom cité à mi-voix de manière suspecte dans la salle d’audience par des membres du cabinet du général John Numbi BANZA TAMBO. L’avocat n’a pas tardé à attirer l’attention de la cour sur un quelconque  danger présenté par la présence intéressée du cabinet John NÙMBI dans la salle, et ce, du fait de la sensibilité de l’affaire portée devant ladite Cour. Cette interpellation de la cour à ce sujet rejoint la préoccupation similaire exprimée par un autre avocat des parties civiles lors des précédentes audiences.
    Pour la VSV, cet « incident » porté à la connaissance de la Cour ne doit nullement être banalisé par celle-ci- ni par les pouvoirs publics RDCongolais d’autant plus que le général John NUMBI est le suspect principal dans l’ignoble double assassinat de deux défenseurs des droits de l’homme, Floribert CHEBEYA et Fidèle BAZANA, tous deux victimes d’un assassinat ciblé et planifié.
    La VSV s’interroge d’ailleurs pourquoi les membres du cabinet du général John NUMBI se mettent toujours devant à côté des prévenus les yeux fixés sur les renseignants comme pour les intimider en vue de ne pas dire la vérité sur les circonstances réelles liées à l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi.
    D’aucuns se possent la question de savoir  si l’amnésie dont ont expressément souffert certains renseignants lors de leurs dépositions et même les prévenus n’est pas liée à leur présence régulière, permanente. et suspecte dans la salle d’audience.
    Pendant tout le déroulement des audiences, les membres du cabinet du général John NUMBI s’ac
    Aussi la VSV, bien que réservée jusqu’à ce jour, saisit-elle cette occasion pour présenter ses félicitations à la Cour militaire de Kinshasa/Gombe pour la dextérité avec laquelle elle conduit jusque-là le Procès.
    Elle demande aux pouvoirs publics congolais de garantir
la sécurité de tous les avocats des parties civiles, des renseignants ainsi que des défenseurs des droits humains pendant et après le procès.
Fait à Kinshasa, le 23 janvier 2011
La Voix des Sans-Voix pour les Droits de l’Homme (VSV)

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