Affaire Chebeya : John Numbi à la barre ce jeudi

 

Ce jeudi et demain vendredi seront deux journées très chaudes.  Aujourd’hui, le général-major John NUMBI, ci-devant Inspecteur Général de la Police Nationale suspendu, va comparaître en qualité de renseignant à l’audience publique de la Cour Militaire qui se tient dans la salle d’audiences de la prison centrale de Makala. Alors que demain vendredi ce sera le tour de Martin MUKONKOLE de subir la première audience d’instruction devant la barre de la Cour Suprême de Justice. Deux hautes personnalités de deux mondes différents car l’un est un officier général de la Police Nationale tandis que l’autre provient de l’assemblée nationale. En outre, les faits portés à charge du général ont trait à l’assassinat du regretté Floribert CHEBEYA, activiste des droits de l’homme et ceux pour lesquels l’élu de Kabinda est déféré devant la Haute Cour sont consécutifs aux accusations de recel et association des malfaiteurs.

            Si le général-major John NUMBI continue de jouir de sa liberté, par contre Martin MUKONKOLE en est privé car placé pour la seconde fois en résidence surveillée sur instruction du Parquet Général de la République. Rentré d’un séjour médical à Lubumbashi hier dans l’après-midi, la déposition du général-major John NUMBI sera déterminante quant à la suite de ce procès qui domine la chronique sociopolitique du pays et du Monde car elle concerne un grand défenseur des droits de l’homme retrouvé sans vie le 2 juin de l’année dernière aux environs de la localité de Mitendi sur la route du Bas-Congo. Le corps de Fidèle BAZANA, son chauffeur et compagnon d’infortune, n’a toujours pas été retrouvé.

            Martin MUKONKOLE, pour sa part, poursuit son chemin de la croix qui a démarré au mois d’avril de l’année dernière. Convoqué vers 17h30 à l’Inspection Générale de la Police Nationale, le député de Kabinda s’était vu conduit sous escorte policière jusqu’au Parquet Général de la République où il ne passera que quelques heures avant d’être transféré à la Cour Suprême de Justice. C’est de là que le ciel lui est tombé sur la tête car après quelques questions apparemment banales il s’est vu placé en résidence surveillée et contre toute attente, le Parquet Général de la République va le conduire à la prison centrale de Makala. Un mois après, il se verra alors logé dans une chambre de l’hôtel INVEST de la R.T.N.C. où il va résider pendant plus de cinq mois sans que l’accusation ne présente une ordonnance de fixation d’audience.

            Selon la Radio OKAPI, il semble que le Parquet Général de la République a fini par rassembler les éléments de son accusation qui lui ont permis de fixer la date de la première audience publique. Malheureusement et contrairement aux prescrits de la constitution en vigueur, l’organe de la loi fait fi des immunités parlementaires dont continue pourtant à jouir le député de Kabinda. De toutes les façons, le démarrage de ce procès va permettre à l’opinion de se faire une idée sur les accusations de recel et d’association des malfaiteurs portées à l’endroit de cet élu de Kabinda.

Castro

 

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