Affaire Adrien Phoba : le MPCR accuse les forces du mal

Adrien PhobaLe député national Adrien Phoba, élu de la ville de Boma, a été victime d’une agression de la part d’inciviques non identifiés, le samedi 22 février 2014 vers 17 heures, au rond-point Boma 2, quelques minutes après avoir tenu un rassemblement populaire. Sérieusement touché, il a dû recevoir des soins d’urgence dans un centre médical tout proche. Réuni toutes affaires cessantes le dimanche 23 février à son siège, sis avenue Kasa-Vubu n°63, le Bureau politique de son parti, le MPCR (Mouvement du Peuple Congolais pour la République), a rendu publique une déclaration dans laquelle il impute cet acte barbare aux forces du mal. Il exige une enquêté diligente en vue de l’arrestation des coupables et de leur transfert aux instances judiciaires.

Selon le parti cher au député national Jean-Claude Vuemba, son président national, Adrien Phoba est victime de son engagement politique au sein de l’Opposition. Considéré comme un « témoin gênant », on tient absolument à l’effacer de la scène politique. Il est rappelé qu’en 2013, un incendie criminel avait ravagé sa résidence de Boma, pour la même raison. Le Bureau politique du MPCR fait savoir que ses cadres et membres restent fidèles au combat de la transparence des élections locales, municipales, urbaines, législatives provinciales et nationales, sénatoriales et présidentielle annoncées dans la feuille de route de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). Aussi réitère-t-il son refus de cautionner « le coup d’Etat institutionnel » en préparation au niveau de cette institution d’appui à la démocratie, notamment à travers son projet d’organisation des élections des députés provinciaux au suffrage universel indirect.

Le Bureau politique du MPCR en appelle au respect strict de la Constitution par la CENI et par tous ceux qui s’emploient à priver le souverain primaire de son droit au libre choix de ses élus à la base.

Réagissant à ce qui est arrivé au député Adrien Phoba, la Maire de la ville de Boma, Marie Josée Nyongo, s’est déclarée fort affligée par l’incident mais a déploré le fait que l’intéressé n’a pas suivi à la lettre le calendrier des activités communiqué aux autorités locales, ce qui a perturbé le dispositif de sécurité policier arrêté au départ. Toutefois, elle a promis de tout faire pour démasquer et faire punir les auteurs de cette agression, de même que leurs parrains.

                                    Kimp

Leave a Reply