Adrien Phoba bientôt poursuivi pour tentative de trafic d’êtres humains

Adrien PhobaAu regard des révélations qui surgissent régulièrement tant du côté des enquêtes diligentées pour connaître les auteurs et les commanditaires de l’agression du député national Adrien PHOBA à Boma que des rapports circonstanciés des autorités administratives et politiques, de nombreux observateurs commencent à pencher pour la thèse selon laquelle c’est ce dernier qui s’est tiré lui-même une balle dans ses pieds. D’innombrables maladresses et erreurs de jugement commises délibérément par ledit député alimentent tous les jours les conversations et autres commentaires dans les avenues et rues de cette ville qui avait été proclamée la toute première capitale de l’Etat Indépendant du Congo au lendemain de la Conférence Internationale de Berlin, convoquée et présidée par le puissant Chancelier allemand, Otto Von BISMARK.

  Dans certains milieux sociopolitiques du Bas-Congo, l’on ne comprend pas pourquoi un acteur politique de ce niveau peut-il se livrer à des manœuvres qui s’apparentent à ce que les services de sécurité du Monde considèrent comme un trafic d’êtres humains. Car, selon le rapport circonstancié portant les signatures de plus hautes autorités administratives de la Ville, le député Adrien PHOBA aurait promis à de nombreuses familles d’utiliser ses relations politiques en Europe pour obtenir des documents ou titres de séjour à leurs enfants en vue de leur permettre de bénéficier de certaines facilités pour être inscrits dans les différentes universités et instituts supérieurs du vieux Continent.

            Ces familles auraient déboursé des sommes importantes d’agent en devises étrangères pour soutenir ces démarches. Au fur et à mesure que les mois passent, non seulement le député Adrien PHOBA est devenu invisible, mais il a changé des numéros d’appel, ce qui déroute davantage ces pauvres familles ayant rêvé d’envoyer leurs enfants en Europe. L’euphorie du départ a fait place à l’indignation et à la déception. La Mairie de la Ville de Boma est régulièrement envahie par des plaintes, notamment par celle de la veuve NTOTO Masevo, habitant sur l’avenue Lisala N° 46 dans la commune de Kalamu et utilisant le numéro du téléphone 0819047141 qui, en plus d’une forte somme d’argent en devises étrangères, a remis comme garantie à Adrien PHOBA le titre de propriété de sa maison, dans le but de faciliter le départ de l’un de ses enfants en Europe. Cela fait plus de douze mois que cette veuve attend de voir se matérialiser cet engagement, indique-t-on dans ce rapport circonstancié de la Mairie de Boma. Il y a ensuite deux jeunes-gens qui ne parviennent toujours pas à se trouver un emploi stable mais qui se sont livrées à des activités informelles pour survivre. Victor dont le numéro de téléphone est 0813872187 et Yves au numéro 0820073080 ont remis de fortes sommes d’argent en devises étrangères depuis plus d’une année et qui continuent à attendre leur départ vers l’Europe.

            Toujours selon ce rapport circonstancié et les révélations de ceux qui ont été attirés par cette offre, la liste des plaintes est longue et bien documentée. Ces plaignants se donnent encore un long délai de deux mois avant de saisir officiellement les cours et tribunaux pour récupérer leur argent assorti des dommages et intérêts. Ils s’en tiennent encore jusque-là à un arrangement à l’amiable selon le sage adage qui dit que : « mieux vaut un mauvais arrangement qu’un bon procès ».

            Pour convaincre les demandeurs d’asile en Europe, Adrien PHOBA recourt toujours à un argument de taille et de poids auquel l’on n’a difficile à résister, notamment le fait que toute sa famille réside en Belgique où il se rend régulièrement.

            F.M. 

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