Actionaid RDC prête à mobiliser 100.000 jeunes contre la pauvreté

actionaidDans le cadre de sa mission de travailler avec les pauvres et les exclus pour éradiquer la pauvreté et l’injustice afin d’avoir une RDC sans pauvreté ni injustice, ActionAid International (AAI RDC) a procédé le vendredi 23 mai 2014, à la présentation officielle de sa stratégie nationale 2013-2014 intitulé « Femmes et jeunes en action pour mettre fin à la pauvreté », à Roméo Golf dans la commune de la Gombe. C’était en présence d’un représentant du ministre de la Jeunesse, du directeur national d’Actionaid RDC, Clément Kone, du responsable des programmes et de la coordonnatrice d’AAI RDC, des représentants des organisations internationales, etc.  

            Dans son mot de circonstance, Clément Kone a fait savoir que cette stratégie nationale vise à bâtir des stratégies de développement intégral, cohérentes et porteuses des changements sociaux dans la durée et à l’échelle nationale. « Il s’agit, d’une réflexion globale pour des actions locales visant fondamentalement, non pas le développement, mais bien plus, l’auto-développement. Car Actionaid croit que le véritable développement communautaire n’est pas exogène, mais dynamise des énergies endogènes vers un idéal commun. On ne développe pas, on se développe», a-t-il relevé.  En effet, tel que mentionné dans le document concernant sa politique nationale d’actions, Actionaid International compte, durant ces 5 années (2013-2017),  commencer des interventions à petites échelles dans les zones urbaines, les plus pauvres, pour aborder la pauvreté urbaine. Elle entend ainsi agir comme catalyseuse du développement autocentré permettant aux communautés de compter sur elles-mêmes. De telle sorte que les citoyens vivant dans ces communautés, particulièrement les femmes, se considèrent comme des personnes à part entière plutôt que des marginalisées ou des «sans-voix» dans l’espace public.  Pour cela, Actionaid a ciblé 4 axes prioritaires dans son champ d’actions : l’éducation des filles et garçons et la promotion de la jeunesse, la gouvernance et la participation des femmes dans la gouvernance, les violences basées sur le genre et les droits de la femme, ainsi que la résilience et la gestion des urgences par les communautés. AAI RDC utilise à ce propos une approche basée sur les droits humains, et dans laquelle les besoins fondamentaux sont énoncés comme des droits fondamentaux que les peuples doivent réclamer à l’Etat.

Projections d’ici 2017

            Selon les projections inscrites dans son programme, Actionaid estime que d’ici 2017, 25.000 filles et garçons auront bénéficié des campagnes nationales et internationales visant la réforme des politiques et pratiques qui garantissent le droit à une éducation de qualité. 20.000 enfants (dont 50 % de filles) dans les communautés d’actions d’AAI auront joui des 10 droits de la charte de Promotion des Droits à l’école. En plus, 400 jeunes leaders et 100.000 jeunes auront été  mobilisés pour mener des actions visant à mettre fin à la pauvreté et l’injustice. 1000 femmes et 3000 jeunes auront participé aux espaces de prise de décisions dans les 7 Programmes Locaux des Droits. 100.000 femmes et filles seront en train d’exercer et de jouir de leurs droits à la protection et à la liberté contre les violences dans les espaces publics et privés et devraient résister aux pratiques traditionnelles qui affectent négativement leurs corps, leurs vies sexuelles et leurs sexualité. Et finalement, au moins 1.000.000 de femmes et filles auront bénéficié de la campagne « villes sûres », qui porte sur leur protection et leur liberté à l’égard de la violence et de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive.

            Notons qu’Actionaid RDC est un programme national d’Actionaid International, qui est une fédération mondiale ayant pour vocation d’éradiquer la pauvreté et l’injustice dans le monde. Ses opérations en RDC ont commencé en 1987 en réponse aux besoins d’urgences des réfugiés burundais qui avaient traversé la frontière pour se retrouver à Uvira dans l’Est de la RDC en raison de la guerre civile au Burundi. Après cette première intervention dans l’est de la RDC, AAI s’est officiellement établi en juin 2003 et a commencé ses opérations comme une Agence basée en RDC pour répondre à la situation d’urgence créée par l’éruption volcanique du Nyiragongo survenue à Goma en 2002. En juin 2006, AAIRDC est devenue une entité légale enregistrée officiellement comme une ONG opérant en RDC. Depuis lors, elle intervient dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Kinshasa, Particulièrement à Kisenso.

Myriam IRAGI

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