Acte d’engagement : ministres : corruption Interdite

Les membres du gouvernement Matata Ponyo ont pris l’engagement de désormais lutter contre les antivaleurs qui minent la société congolaise, notamment la corruption qui gangrène tous les secteurs de la vie nationale.
 C’était hier mercredi 25 juillet tôt le matin au cours d’une cérémonie solennelle, organisée par le Secrétariat général du gouvernement au salon rouge du ministère des Affaires étrangères, que les ministres et vice-ministres se sont engagés de rompre avec le passé de leurs prédécesseurs gestionnaires publics.
Trois moments forts ont marqué cette cérémonie de signature de l’acte d’engagement éthique des membres du gouvernement. Il s’agit du discours du Directeur général de l’OCEP (Observatoire du Code d’Ethique Professionnelle), de l’allocution du Secrétaire général du gouvernement, ainsi que de la signature proprement dite de cet Acte par les membres du gouvernement.

 Le Directeur général de l’OCEP, le professeur Saint Augustin Mwandambali, a démarré son mot par un rappel historique en indiquant que sa structure totalise déjà neuf ans d’existence.
 Créé par l’ordonnance présidentielle le 3 octobre 2002, et placé sous la tutelle du ministère de la Fonction Publique, l’OCEP est un service technique du gouvernement dont la mission est de moraliser la gestion de la chose publique.
 Pour lui, la lutte contre les antivaleurs constitue un passage obligé vers l’accomplissement de la révolution de la modernité, créneau majeur du gouvernement Matata. « Mais et surtout elle traduit un moment de rupture avec tout ce qui a avilie l’image de nos hommes d’Etat, faisant parfois d’eux des boucs émissaires de tous les maux qui rongent la République », a-t-il poursuivi.


 Avant de rappeler aux signataires que l’acte qu’ils allaient poser suppose qu’ils souscrivent désormais au combat contre les antivaleurs ayant fait de la Rdc la risée du monde.
En plus, il a fait savoir que la signature de l’acte d’engagement éthique symbolise un moment de purgation des tendances associales ayant terni l’image de marque de notre pays.
Enfin, « Votre signature constitue, à cet effet, votre décision solennelle de vous conformer aux dispositions du Code de conduite de l’Agent de l’Etat et de réguler désormais votre comportement, votre attitude professionnelle au rythme de ces prescrits », a souligné le Directeur général de l’Ocep.
 A son tour, le Secrétaire général du gouvernement, Xavier Bonane ya Nganzi, a renseigné que l’idée de faire signer aux membres du gouvernement l’acte d’engagement éthique, le Premier ministre l’avait exprimée lors du séminaire d’immersion organisé aux chutes touristiques de Zongo, dans la province du Bas-Congo.
 Ainsi, tous les membres du gouvernement ont été tenus informés de la situation à cette occasion.
« En effet, depuis plus d’un quart de siècle, la République Démocratique du Congo vit dans une corruption généralisée et sans précédent, gangrénant ainsi toutes les structures de la vie nationale et ayant des conséquences très néfastes tant sur le plan social, politique qu’économique ».
 Il a rafraichi la mémoire de l’auditoire sur les missions assignées à l’Ocep au regard de l’ordonnance le créant.


 Il s’agit notamment de moraliser la gestion de la chose publique à tous les niveaux, préciser les règles de conduite en matière d’intégrité morale et d’éthique professionnelle, aider l’agent public de l’Etat à respecter lesdites règles, favoriser l’amour du travail et la gestion de la chose publique, lutter contre les antivaleurs dans les milieux socioprofessionnels.
 Il a aussi rappelé que la RDC a ratifié la 8ème Convention des Nations Unies contre la corruption et a signé la Convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption en 2005 et le Protocole de la SADC contre la corruption.
Enfin, les membres du gouvernement présents ont été invités à apposer leur signature tour à tour suivant la préséance, sur le document en signe d’engagement personnel à lutter contre les antivaleurs.


Dom 

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