«Acord» pas d’accord avec les Concertations nationales

Zemanta Related Posts ThumbnailAu camp du refus des Concertations nationales, il faut désormais compter avec l’«Alliance des Congolais pour la réforme et la démocratie», Acord en sigle. Pour cette formation politique chère au professeur Matthias Cinyabuguma, les raisons justifiant son refus de participer aux concertations nationales sont nombreuses. Sur le plan économique, Acord constate que plus de 50 ans après son indépendance, la RDC se trouve à la première place des nations les plus pauvres de la planète, avec un revenu moyen par tête d’habitant inférieur à 0,25 dollar par jour, quand on sait que le seuil de pauvreté estimé par la Banque mondiale se situe à un dollar par personne par jour. A l’heure actuelle, tous les indicateurs de développement économique, social et humain pointent au rouge et laissent croire que la RDC  poursuit inexorablement une trajectoire d’insécurité, de pauvreté et de misère, d’analphabétisme, de désintégration des structures et des mœurs, de violation manifeste des droits de l’Homme, et ce, dans un environnement économique, politique et social en détérioration continue.                 Sur le plan politique, Acord épingle l’absence d’une démocratie participative, et l’émergence sur fond d’un pouvoir dictatorial, du tribalisme, du régionalisme, de l’ethnicisme, avec comme conséquences, l’inefficacité remarquable dans le fonctionnement des institutions publiques.

Sur le plan sécuritaire, «Acord» note l’absence d’une volonté réelle de doter le pays d’une armée véritablement républicaine, capable de sécuriser les frontières  et de protéger les populations et leurs biens. La RDC, fait observer encore Acord, continue d’être victime de multiples invasions et violences orchestrées par des forces étrangères avec la complicité de la classe dirigeante congolaise, prouvant ainsi l’incapacité du pouvoir en place à assurer la sécurité des personnes et leurs biens, surtout dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, et Orientale où la barbarie continue avec force, imposant une vie nomade à des milliers de familles congolaises.

Pour toutes ces raisons, Acord reste convaincu que les concertations nationales n’ont d’autre objectif que de distraire le peuple congolais, plutôt que de s’atteler aux problèmes majeurs de l’heure, notamment sur l’intégrité du territoire, la sécurité nationale, la bonne gouvernance, la décentralisation et les élections municipales et provinciales. Sa direction politique vient de d’exprimer le rejet sans faille de toute tentative de révision de l’article 220 de la Constitution, en vue de pérenniser  la démocratie et de garantir la cohésion nationale.            J.R.T.

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